Faits divers – Justice

Meurtre à Sézanne : un suspect mis en examen pour assassinat

Par Philippe Rey-Gorez et Edmée Doudy, France Bleu Champagne-Ardenne mardi 1 novembre 2016 à 19:18

Au centre, le procureur Matthieu Bourrette
Au centre, le procureur Matthieu Bourrette © Radio France - Edmée Doudy

Un homme est mis en examen pour assassinat et incarcéré, après le meurtre de Sézanne, dans la nuit de samedi à dimanche. D’après le procureur de la république de Reims, le suspect a reconnu les faits.

Le procureur de la république de Reims, Matthieu Bourrette, a fait le point sur l’enquête, ce mardi, au sujet du meurtre commis à Sézanne, dans la Marne, le week-end dernier. Un jeune homme de 28 ans a été abattu en pleine rue, dans la nuit de samedi à dimanche.

Le suspect qui avait rapidement été interpellé est passé aux aveux pendant sa garde à vue. Ce père de famille de 26 ans est mis en examen pour assassinat, c’est-à-dire qu’il y aurait eu préméditation, et il a été placé en détention. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. En revanche, les trois autres hommes qui avaient été placés en garde à vue ont été libérés.

A l’origine de l’affaire : une dispute dans une boite de nuit.

Le drame trouve ses origines dans une boite de nuit. Un couple se dispute. La jeune fille trouve refuge chez un autre garçon, la future victime. Trois jeunes frappent à la porte et sont éconduits. Ils reviennent peu après avec un 4° homme. Celui-ci se bagarre avec la future victime, mais il a le dessous. C’est là que ça se joue. Il revient plus tard, armé d’un fusil de chasse et tire à travers la porte. La victime est touchée de deux balles. Les deux protagonistes ne se connaissaient pas auparavant.

C’est une catastrophe particulièrement évitable. Matthieu Bourrette, le procureur de la République de Reims.

Au départ de l’affaire, on est sur quelque chose de totalement insignifiant, explique le procureur de Reims Matthieu Bourrette. La victime et le suspect n’en étaient pas partie prenante. Pour le procureur, chacune des différentes altercations auraient pu être évitées.