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Meurtre dans le quartier Teisseire à Grenoble : l'un des frères de la victime porte plainte contre X

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Ahmed Lahcine, frère de Sidi Hieya Lahcine, égorgé dans le quartier Teisseire à Grenoble le 22 février 2021, porte plainte contre X pour homicide involontaire. Il veut en savoir plus sur le parcours médical de l'auteure des faits et sur le suivi psychologique dont elle bénéficiait.

Ahmed Lahcine, frère de la victime aux côtés de Me Hervé Gerbi, son avocat
Ahmed Lahcine, frère de la victime aux côtés de Me Hervé Gerbi, son avocat © Radio France - Chloé Cenard

Nouvelle étape dans l'affaire Lahcine. L'un des frères de Sidi Hieya Lahcine porte plainte contre X pour homicide involontaire. Cet homme avait été sauvagement attaqué au cutter, le 22 février dernier, dans le quartier Teisseire à Grenoble par une femme atteinte de schizophrénie. Une instruction a déjà ouverte pour assassinat à l'encontre de cette patiente suivie, aux moments des faits, dans un centre médico-psychologique (CMP) dépendant du centre hospitalier Alpes-Isère. 

Ahmed Lahcine - qui s'est porté partie civile - et son avocat, maître Hervé Gerbi, veulent comprendre les circonstances qui ont mené à ce drame :"nous questionnons la prise en charge de cette personne par l'institution psychiatrique"

La femme était sous SDRE (soins sans consentement sur décision d’un représentant de l’État) depuis 30 ans et pourtant ce jour là, elle semble avoir affronté seule un moment difficile : "Nous nous interrogeons sur les circonstances qui ont fait que ce jour-là, elle ait échappé à tout suivi, tout accompagnement, par l’institution psychiatrique, qu'ils s'agissent de médecins, d’infirmiers ou de son organisme de tutelle qui ne l'ont pas accompagnée le jour le plus compliqué de sa vie". En effet, le matin même du drame, la patiente assistait à l'incinération de sa fille, décédée, à 30 ans, des suites d'un cancer : "Elle était dans une période personnelle extrêmement compliquée, de nature à la déstabiliser", complète Me Hervé Gerbi. 

Pour le frère de la victime, il y a une double responsabilité : "Elle est quand même venue avec un cutter. Je ne sais pas où elle l'a pris, dans une boîte à outils ou je ne sais quoi. Elle l'a mis dans sa poche. Elle est venue à cet endroit ou on l'a déposée à cet endroit. C'est un acte prémédité. _Mais c'est aussi un acte prémédité aussi par le système psychiatrique_. Elle avait déjà tenté d'égorger quelqu'un dans sa famille il y a des années alors quand on sait ça, on se met en mode surveillance, c'est tout". La victime était également atteinte de schizophrénie. Ahmed Lahcine affirme que les deux patients ne se connaissaient que de vue. 

Une affaire qui rappelle le drame de Grenoble. En 2008, une personne atteinte de schizophrénie poignarde mortellement Luc Meunier, un étudiant de 26 ans. Cette affaire a conduit à la première condamnation en France d'un psychiatre pour le meurtre commis par un patient dont il avait la charge. Me Hervé Gerbi était l'avocat des proches de la victime : "Nous sommes sur un système qui semble totalement inefficace et qui ne semble ne pas avoir pris conscience des leçons qu'il fallait tirer de cette affaire"

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