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Faits divers – Justice

Meurtre de Trigny : l’ex compagnon de la victime mis en examen pour assassinat

vendredi 24 mars 2017 à 12:44 Par Philippe Rey-Gorez, France Bleu Champagne-Ardenne

Il risque la réclusion criminelle à perpétuité : un homme soupçonné d'avoir tué la gérante d'un centre équestre, à Trigny dans la Marne a été mis en examen pour assassinat, ce vendredi. Lors de son audition, cet ouvrier de 45 ans a reconnu les faits, y compris la préméditation.

Matthieu Bourrette, Procureur de la République de Reims
Matthieu Bourrette, Procureur de la République de Reims © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Marne, France

L’ancien compagnon de la gérante d’un centre équestre de Trigny, dans la Marne, a été mis en examen, ce vendredi, pour homicide volontaire avec préméditation, c'est à dire assassinat. Il a été placé en détention. L'homme a été interpellé rapidement, mercredi, quelques heures après les faits, et a avoué pendant sa garde à vue. Mais il ne reconnait qu'un seul coup de couteau, indique Matthieu Bourrette, procureur de la République de Reims, alors que deux blessures par arme blanche ont été relevées sur le corps de la victime, au cœur et au poumon.

Le suspect est un homme de 45 ans, ouvrier dans l'agroalimentaire et pompier volontaire.

Il reconnait aussi être possessif, et très jaloux. L'idée que son ex petite amie puisse avoir des relations avec d'autres hommes lui était insupportable.

"On peut parler de crime de la jalousie" - Matthieu Bourrette, procureur de la République de Reims

Sa relation avec Helene Kahn avait duré trois ans, avec des hauts et des bas, des ruptures et des réconciliations. C'est lui-même qui y avait mis fin, il y a environ un mois, avant de se raviser.

Pas d’antécédent judiciaire

L’homme n’a pas de casier judiciaire, et rien ne permet de pensait qu’il aurait auparavant proféré des menaces à la jeune femme. Il n'y a pas non plus d'indice de violences physiques. En revanche, il téléphonait souvent, ou venait pour tenter de convaincre son ancienne petite amie. Celle-ci avait d’ailleurs porté plainte, début mars, pour violation de domicile, quand l’homme était rentré chez elle en cassant une fenêtre. L’affaire avait été classée sans suite sous condition de remboursement des frais.

« J’ai vu rouge »

Mercredi matin, vers 8h, le ton est monté. « J'ai vu rouge », dit le suspect qui reconnait la préméditation. D'après le procureur de Reims Matthieu Bourrette, il a indiqué qu'il voulait "soit retrouver sa campagne, soir la tuer avant de se suicider." Après son interpellation, le contrôle d'alcoolémie s'est révélé positif.

L'homme est fragile psychologiquement. Il a déjà fait des tentatives de suicide et des séjours en hôpital psychiatrique. Il a reconnu que depuis un mois, il ne suivait plus son traitement antidépresseur et qu'il pouvait être violent. Lors de son interpellation, le contrôle d'alcoolémie s'est révélé positif, indique encore Matthieu Bourrette.