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Meurtre du petit Tom dans l'Aisne : Jonathan Maréchal condamné à la perpétuité

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Par , France Bleu Picardie, France Bleu

Le verdict est tombé ce vendredi. L'homme de 30 ans a été condamné pour meurtre et pour atteinte sexuelle sur le cadavre du garçon de 9 ans. Tom avait été retrouvé mort dans une maison abandonnée du Hérie-la-Viéville, à une trentaine de kilomètres de Saint-Quentin.

Jonathan Maréchal lors de son procès devant les assises de l'Aisne
Jonathan Maréchal lors de son procès devant les assises de l'Aisne © Maxppp - Jean-Marie Champagne

La cour d'assises de l'Aisne à condamné ce vendredi Jonathan Maréchal à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du petit Tom et pour atteinte sexuelle à son cadavre. Après plus de six heures de délibéré, la cour a presque suivi les réquisitions de l'avocat général, sans toutefois prononcer la peine de sûreté de 22 ans qu'il avait réclamée.  

Le 28 mai 2018, le corps de Tom, quasiment nu et ne portant que des chaussettes, un T-shirt relevé au niveau du cou, avait été découvert par des gendarmes au fond du jardin d'une maison abandonnée du Hérie-la-Viéville,  un village de 230 habitants à 30 km de Saint-Quentin. Le corps, recouvert d'essence, était dissimulé sous des orties recouvertes d'une palette. L'autopsie avait révélé une mort "due à un traumatisme crânien" et des traces de viol.  

Un accusé qui nie les faits

Jonathan Maréchal a nié les faits tout au long de son procès. "Je comprends la douleur de la famille. Je n'ai ni violé ni tué Tom", a-t-il déclaré avant que la cour ne se retire pour délibérer.

Cet homme de 30 ans, qui était un voisin de Tom, est décrit comme schizoïde par des experts psychiatres. Lors de ses réquisitions, l'avocat général a défendu "la thèse d'une pulsion sexuelle subite provoquée par la présence de l'enfant".  Il a souligné que son "empreinte génétique", comme celle de Tom, avait été retrouvée sur un bidon d'essence dans le jardin, et que l'accusé avait reconnu avoir été "le dernier à avoir vu l'enfant".  Un avocat général qui a estimé que la question de l'irresponsabilité devait être écartée, jugeant que l'accusé "a des troubles de la personnalité mais pas de maladies mentales".  

Pas d'appel envisagé pour l'instant

En garde à vue, Jonathan Maréchal avait livré aux enquêteurs "ce qu'il déclare être des souvenirs, sous forme de flashes apparus dans son sommeil, relatif au meurtre du petit Tom". Revenu depuis sur ces propos, il évoquait alors "la présence de sang sur ses vêtements" et la vue d'"un corps étendu, la tête ensanglantée".  Une scène "parfaitement compatible avec la scène de crime", alors que "nous savons que l'enfant a été frappé avec un parpaing", selon l'avocat général.

Après l'annoncé du verdict, l'avocat de Jonathan Maréchal a indiqué qu'il ne pensait pas faire appel à ce stade.

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