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Meurtre du Styl à Besançon : cinq et trois ans de prison pour les accusés, condamnés pour violences

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Par , France Bleu Besançon

Fahrat et Abdelwahab Cid ont été condamnés ce jeudi à 5 et 3 ans de prison par la cour d'assises du Jura à Lons-le-Saunier, dans le procès en appel du meurtre du videur du Styl, poignardé en avril 2017. Ils ont été reconnus coupables de violences en réunion et non pas de complicité de meurtre.

Les accusés risquaient jusqu'à trente ans de réclusion.
Les accusés risquaient jusqu'à trente ans de réclusion. © Radio France - Jean-François Fernandez

La cour d'assises a rendu son verdict ce jeudi, vers 1h du matin, dans le procès en appel du meurtre du videur du Styl. Elle condamne Fahrat et Abdelwahab Cid à cinq et trois ans de prison. Après trois jours d'audience et quatre heures et demie de délibéré, les deux hommes ont été reconnus coupables de violences en réunion, avec arme, mais sans préméditation. En revanche, les jurés ont jugé qu'ils n'étaient pas complices du meurtre de Mamadou Diédhiou, poignardé par l'un des assaillants, Hichem Djebaïli, condamné en première instance à 15 ans de réclusion criminelle. La cour a donc acquitté les frères Cid de ce chef d'accusation.

Un verdict plus clément qu'en première instance

Lors du premier procès devant la cour d'assises du Doubs à Besançon, en 2020, le grand frère avait écopé de dix ans de prison, son petit frère de huit ans. C'est la même peine qu'avait demandé l'avocat général mercredi. Mais les jurés ne l'ont pas suivi, tout comme ils ne l'ont pas suivi en ne retenant pas la complicité de meurtre, mais les violences.

Le doute doit bénéficier à l'accusé

Les deux frères coupables de violences volontaires, c'est ce qu'avaient plaidé les deux avocats de la défense, Me Clarisse Serre et Me Archibald Celeyron. Lors de leurs interrogatoires, les frères Cid ont reconnu des coups mais ont contesté toute complicité.

Dans leurs plaidoiries, les avocats ont plaidé en ce sens : "Si c'est une expédition punitive, pourquoi Abdelwahab ne prend pas d'arme ? Dans ce dossier, on ne vous présente qu'une lecture, l'intention homicide", pointe la première, avant d'asséner : "Le doute doit bénéficier à l'accusé". Le second, lui, ajoute pour son client : "Mais qui voudrait de Fahrat Cid comme complice ? Il rate le premier coup de poing qu'il donne, il reste là, avec une cigarette à la bouche. C'est le pire complice." Et l'avocat d'ajouter : "Il faut prouver la preuve d'une complicité, une aide, l'arme."

Soulagement pour les accusés, incompréhension pour les proches de la victime

Le verdict a été accueilli avec soulagement par les deux frères et leur famille. Abdelwahab, le frère cadet, prend son père dans les bras, serre la main de sa femme, et comme son grand frère, étreint tour à tour ses proches.

A quelques mètres de là, du côté de la famille de la victime, c'est le choc. Laetitia, sa veuve, bredouille : "On a perdu le procès alors qu'on a déjà perdu une vie... celle de Mamadou.". La sœur du videur, elle, reste clouée sur son siège. "On est déçus, on ne comprend pas", lâche-t-elle, les yeux rougis par les larmes, en regardant les embrassades en face.

Les deux frères, qui comparaissaient libres, sont repartis menottes au poignet, direction la maison d'arrêt de Lons-le-Saunier. Le plus âgé a déjà effectué près de deux ans de détention provisoire, le cadet près de 15 mois. 

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