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"Meurtre en bande organisée" d'Houcine Hakkar à Besançon : huit hommes identifiés, sept déjà sous les verrous

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

Houcine Hakkar a été tué par balles le 8 mars 2020 à Besançon après une course-poursuite en voiture depuis le quartier de Planoise. Huit suspects ont finalement été identifiés pour "meurtre en bande organisée", dont six mis en examen ce vendredi, après un rebondissement inattendu dans l'enquête.

Conférence de presse d'Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon (2e en partant de la gauche) avec les responsables de la police de Besançon (Sûreté Départementale et PJ) le 21 mai 2021
Conférence de presse d'Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon (2e en partant de la gauche) avec les responsables de la police de Besançon (Sûreté Départementale et PJ) le 21 mai 2021 © Radio France - Julien Laurent

Plus d'un an après la mort par balles d'Houcine Hakkar, le 8 mars 2020, à Besançon : pas moins de huit hommes au total ont finalement pu être identifiés comme les suspects dans cette fatale course-poursuite entre deux voitures. Six ont été mis en examen ce vendredi par le parquet de Besançon pour "meurtre en bande organisée" avant leur mise sous les verrous. 

Le septième homme est le fugitif débusqué, à la fin de ce mois de février, en Espagne d'où il a été extradé pour une autre affaire de tirs dans le quartier bisontin de Planoise et qui n'a pas encore pu être présenté au juge d'instruction. Quant au huitième suspect, il est actuellement en fuite. Tous les huit, en revanche, sont des membres du "clan de la rue de Picardie", rivale du "clan de la tour" à Planoise sur fond de trafic de drogues et de règlements de comptes armés.

Âgés de 21 à 28 ans, ils sont donc a priori impliqués dans la rafale de tirs (28 impacts de balles) au pistolet mitrailleur qui avaient criblé la voiture dans laquelle se trouvaient Houcine Hakkar et un de ses amis, qui lui avait pu s'enfuir... Une longue enquête qui s'est finalement décantée grâce à une autre affaire, dans le Nord de la France : "un rebondissement inattendu", comme l'a confié Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon, ce vendredi après-midi lors d'une conférence de presse.

"Conversations sans équivoque" sur leurs téléphones cryptés finalement déchiffrés

C'est la JIRS de Lille, la juridiction inter-régionale spécialisée en matière de criminalité organisée, qui a en fait démantelé un réseau de trafic de drogues en 2019 : les trafiquants utilisaient des téléphones équipés d'un logiciel de cryptage ultra poussé (Sky ECC), dont les données ont finalement été déchiffrées... ce qui a permis de remonter 18 mois de conversations vocales de l'ensemble des utilisateurs de ce fameux logiciel téléphonique,  décrypté, au final.

Et parmi ses adeptes, à travers toute la France notamment : il y avait les huit jeunes Bisontins suspectés aujourd'hui dans la mort d'Houcine Hakkar. Tous nient leur implication directe. Mais leurs conversations, minutieusement analysées par les enquêteurs de la PJ et de la Sûreté Départementale de Besançon, sont "sans équivoque", selon le procureur Etienne Manteaux qui en a citées quelques-unes, datées des jours précédant la dramatique soirée du 8 mars 2020 :  "On tue, ça va les calmer", "on va leur faire une descente MP5", référence à l'arme automatique utilisant les balles qui ont été fatales au jeune mécanicien de 22 ans... ou encore, juste après : "On les a tamponnés, tamponnés, tamponnés (...), puis la balle dans la tête !"

La mauvaise voiture ciblée par les tireurs présumés : Houcine Hakkar malheureusement au mauvais endroit, au mauvais moment

Mais dans l'heure qui suivra cette exécution, "plus aucun message échangé" sur leurs téléphones cryptés, précise également le procureur de Besançon. Les tireurs présumés se sont en fait trompés de voiture... Ils avaient ciblé un véhicule, appartenant à leur clan rival dans le quartier de Planoise : "C'est eux là dans la Mégane grise : ils vont mourir", dans une de leurs conversations chiffrées. Mais le tragique soir du 8 mars, ils ont confondu avec la Mégane, de couleur sombre, que conduisait à ce moment-là Houcine Hakkar, cruellement au mauvais endroit, au mauvais moment.

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