Faits divers – Justice

Meurtre en pleine rue à Échirolles : un troisième homme s'est rendu à la police

Par Julien Morin et Véronique Pueyo, France Bleu Isère lundi 13 novembre 2017 à 19:24

L'hôtel de police de Grenoble
L'hôtel de police de Grenoble - Image GoogleStreetView

Trois hommes sont désormais en garde à vue dans l'enquête sur le meurtre de l'avenue de Kimberley à Échirolles la semaine dernière. Ils se sont rendus d'eux-mêmes à la police parce qu'ils se savaient recherchés et voulaient s'expliquer sur la mort du jeune de 19 ans atteint d'une balle mortelle.

Le premier à se livrer est un jeune homme âgé de 23 ans qui s'est présenté au commissariat de Grenoble lundi à la mi-journée. Il reconnaît être celui qui a tiré, en précisant qu'il voulait juste faire peur à la victime, Mohamed Medhi, qui avait bousculé sa mère le matin même. Apparemment sa propre famille et celle de Mohamed Medhi étaient en conflit depuis longtemps.

Un conflit de voisinage tenace à l'origine du drame

Il est interrogé pour meurtre en bande organisée et pour cette expédition punitive qui paraît dictée par la vengeance comme nous le disions dès le jour même. Car le matin, la victime avait eu une altercation avec la mère du suspect. La quinquagénaire avait été poussée au sol. Elle a d'ailleurs porté plainte auprès de la police. Elle s'est aussi plainte auprès de la famille du jeune homme qui l'a agressée. Son fils n'a apparemment pas voulu en rester là.

Il aurait demandé à un de ses amis de le rejoindre pour piloter son scooter -un T max volé- qu'il ne savait pas le conduire. Il aurait sollicité aussi un autre ami pour attirer Mohamed Medhy avenue Kimberley pour lui infliger une correction.

Une expédition punitive qui aurait dérapé

La deuxième personne qui s'est rendue d'elle-même lundi après-midi a l'Hôtel de Police de Grenoble, un homme d'une vingtaine d'années, est soupçonnée d'être le jeune qui a entraîné la victime dans un piège, ce que nie l'intéressé.

De même le troisième jeune qui s'est présenté mardi après-midi à l'Hôtel de Police affirme ne pas être le conducteur du scooter. Il a préféré se livrer pour s'expliquer car il se savait aussi recherché.

Les suspects devraient être présentés mercredi à la justice

Les gardes à vue des deux premiers ont été prolongées et ils devraient présentés mercredi à un juge.

La mère bousculée a passé quelques heures en garde à vue, juste après le meurtre , parce qu'elle aurait en quelque sorte soufflé sur les braises dans une situation déjà tendue entre les deux familles, avant d'être relachée.