Faits divers – Justice

Meurtre à Guéret : le deuxième suspect mis en examen

Par Maxime Tellier, France Bleu Creuse jeudi 15 septembre 2016 à 11:50

Le deuxième suspect du meurtre de la place Bonnyaud arrêté à Orléans
Le deuxième suspect du meurtre de la place Bonnyaud arrêté à Orléans © Maxppp - Cyril Sollier

Les policiers ont interpellé mardi à Orléans le chauffeur de la voiture avec laquelle aurait été menée l'expédition punitive fatale à Kevin Gentil, dans la nuit du 14 au 15 juillet. Présenté à un juge d'instruction ce jeudi à Limoges, il a été mis en examen pour complicité d’assassinat.

Deux mois après les faits, les deux auteurs présumés du meurtre de la place Bonnyaud sont aux mains de la justice. Les enquêteurs ont mis la main sur le second suspect encore en fuite, un Guérétois d'une vingtaine d'années qui avait trouvé refuge à Orléans depuis une semaine après avoir séjourné en Espagne, selon l'AFP.

Le tireur présumé avait été arrêté le 18 juillet, près de la gare de Limoges grâce à la géolocalisation de son téléphone portable. Âgé d'une vingtaine d'années, il avait été mis en examen le 21 juillet pour assassinat après avoir avoué le meurtre de Kevin Gentil, 24 ans, abattu d'un coup de fusil de chasse dans la tête.

Des différends anodins à l'origine du drame

Les deux hommes auraient circulé à bord de leur voiture toute la soirée du 14 juillet pour trouver leur victime. D'après des témoignages, le tireur et son complice avaient déjà repéré Kevin Gentil dans un bar deux heures avant le drame. Ils lui avaient intimé l'ordre de sortir, tirant un coup de feu en l'air par le toit ouvrant avant de repartir.

Vers 1h30 du matin, le jeune homme se trouvait avec ses amis sur l'un des bancs de la terrasse publique aménagée sur la place Bonnyaud pendant l'été. Un véhicule s'était alors arrêtée à leur hauteur et le passager avait fait feu à quelques mètres de distance avant de s'enfuir en trombe. Transporté en urgence par hélicoptère au CHU de Limoges, Kevin Gentil était décédé le lendemain.

D'après le parquet de Guéret, les motivations avancées par le tireur apparaissaient "futiles et dérisoires au regard de la gravité des faits. On est dans le domaine du ressentiment, de la jalousie, de rivalités", expliquait Rachelle Guillot, substitut du procureur en juillet. Le pôle d'instruction criminelle de Limoges est chargé de l'enquête.

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