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Dossier : Série de meurtres en Drôme, en Ardèche et en Alsace

Meurtres en Drôme, Ardèche et en Alsace : le lien est confirmé

Les deux meurtres commis jeudi dans la Drôme puis en Ardèche sont liés à un précédent homicide par arme à feu commis mardi dans le Haut-Rhin, ainsi qu'à une agression également en Alsace, confirme une source proche de l'enquête à franceinfo. Le suspect est toujours en garde à vue.

A Wolfgantzen, une femme a été abattue dans sa voiture mardi soir.
A Wolfgantzen, une femme a été abattue dans sa voiture mardi soir. © Maxppp - Jean-Frederic SURDEY

Le lien soulevé entre le double meurtre commis en Drôme et en Ardèche ce jeudi matin, un homicide perpétré mardi soir en Alsace et une tentative d'homicide le même soir également en Alsace est confirmé précise ce vendredi une source proche de l'enquête à franceinfo. Le suspect, en garde à vue, "ne parle pas pour l'instant".

Des "similitudes troublantes" sont étudiées depuis jeudi entre les différents homicides. Jeudi matin, c'est une femme directrice des ressources humaines qui a été abattue par arme à feu à Guilherand-Granges (Ardèche), par le même homme qui avait tué quelques minutes plus tôt une conseillère de Pôle Emploi à Valence (Drôme). Mardi, en fin de journée, c'est aussi une femme responsable des ressources humaines qui a été retrouvée morte par arme à feu dans sa voiture, sur le parking de son entreprise à Wolfgantzen (Haut-Rhin).

Le témoignage capital d'une quatrième victime

Ce qui permet ce vendredi de confirmer le lien, c'est le témoignage d'une quatrième victime, qui a eu la vie sauve. Il s'agit d'un homme, pris pour cible mardi soir, après l'assassinat de Wolfgantzen. Cet homme d'une cinquantaine d'années a reçu la visite d'un individu à son domicile, qui a ouvert le feu sur lui, mais l'a raté, puis a pris la fuite. Selon la source qui s'est exprimée auprès de franceinfo, cet homme a identifié son agresseur comme étant celui qui a tué deux personnes dans la Drôme et l'Ardèche jeudi.

La victime de cette tentative d'homicide exerce lui aussi dans le domaine des ressources humaines. C'est un ancien collègue de celle abattue dans le même département mardi soir. Ils travaillaient ensemble pour l'entreprise Emerson, près de Chartes en Eure-et-Loire, dans les années 2006-2008. Pendant cette période, il aurait licencié le suspect. C'est en tout cas, ce qu'il a indiqué aux enquêteurs.

Vendredi soir, le parquet de Colmar a communiqué sur plusieurs éléments de l'enquête. En ce qui concerne les armes employées en Alsace et en Drôme-Ardèche, elles sont "similaires", mais seule une expertise balistique permettra de certifier s'il s'agit de la même arme. A Wolfgantzen où la cadre de 39 ans a été tuée, c'est un Luger 9 mm qui a été employé. Le tireur a fait feu à plusieurs reprises.

En ce qui concerne la voiture utilisée par le suspect, là aussi, pas encore de certitude. "Un témoin atteste avoir vu à proximité un véhicule de couleur rouge", explique la procureure de la République de Colmar, mais "il n'est pas établi en l'état qu'il s'agit de celui dans lequel se trouvait la personne interpellée dans la Drôme." Les gendarmes en Alsace et la police judiciaire dans le Drôme travaillent "en étroite collaboration" sur cette affaire.

Le suspect est un homme de 45 ans, sans emploi, inscrit à l'agence Pôle Emploi de Nancy, en Meurthe-et-Moselle, où il réside. Son domicile a été perquisitionné ce jeudi 28 janvier. Il a travaillé pendant deux ans chez Faun, l'entreprise où travaillait la victime de Guilherand-Granges, en tant qu'ingénieur entre 2008 et 2010. Il a été ensuite licencié et a été inscrit à l'agence Pôle Emploi de Valence.

Joint par France Bleu Drôme Ardèche, le procureur de Valence a indiqué que le suspect était "mutique" et qu’il n’expliquait pas précisément ses motivations pour l’instant. 

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