Faits divers – Justice

Meurtre du quartier du Colisée à Nîmes : le principal suspect mis en examen

Par Hervé Sallafranque, France Bleu Gard Lozère mardi 16 août 2016 à 17:31

Le meurtrier présumé a été déferé au parquet ce mardi après-midi
Le meurtrier présumé a été déferé au parquet ce mardi après-midi © Maxppp - xxx

Un homme de 32 ans a été mis en examen pour meurtre ce mardi après-midi à Nîmes. Un homme de 27 ans avait été grièvement blessé par arme à feu dimanche dernier dans un appartement du quartier du Colisée. Il était décédé des suites de ses blessures dans la soirée

Cette affaire a mis tout le quartier du Colisée en émoi. C'est un voisin qui raconte :  "Quand je suis rentré dans l'immeuble, il y avait du sang partout dans l'ascenseur". Il décrit aussi l'appartement qu'il a aperçu depuis le palier par la porte laissée entrouverte par les enquêteurs. Là encore, beaucoup de sang, des meubles renversés. Probablement les traces d'une violente bagarre.

Pourtant le meurtrier présumé n'est pas connu comme un homme à problèmes. Il partait tôt tous les matins, une glacière à la main, sans doute pour se rendre au travail. Il était croyant et se rendait régulièrement à la mosquée pour prier.

Il vivait semble-t-il avec une femme qui n'était plus très présente ces derniers temps au domicile conjugal.  En tout cas, il ne s'agit pas de la dame blonde qui se trouvait dans l'appartement dimanche dernier, et qui a disparu quand les policiers sont arrivés sur les lieux du drame. Cette dernière, prénommée Nora, est activement recherchée par les enquêteurs qui souhaitent évidemment recueillir son témoignage.

Une balle en caoutchouc

L' autopsie a confirmé que la victime a bien été tuée par une arme qui tirait des projectiles en caoutchouc. Elle est décédée d'une hémorragie interne après un tir à bout touchant qui a atteint la boîte crânienne. Un tir qui serait intervenu au cours d'une bagarre sur fond d'alcool, dont le motif reste toujours inconnu.

Les habitants du quartier du Colisée sont sous le choc. Bien sûr, la qualité de vie s'y est sensiblement dégradée ces dernières années. Il y a parfois quelques soucis de voisinage, mais jamais au point d'imaginer une agression d'une telle violence.