Faits divers – Justice

Michèle Delaunay : "le Docteur Bonnemaison n'a pas la mentalité d'un meurtrier"

Par Xavier Ridon, France Bleu Béarn, France Bleu Gironde et France Bleu Pays Basque mercredi 14 octobre 2015 à 1:11

MIchèle Delaunay, en direct dans les studios de France Bleu Gironde
MIchèle Delaunay, en direct dans les studios de France Bleu Gironde © Radio France

Le procès de Nicolas Bonnemaison se tient à Angers depuis lundi à la cour d'assises du Maine et Loire. Mardi, Michèle Delaunay, la députée de Gironde, a témoigné, soutenant celui qu'elle appelle encore "Docteur"

L'ex-urgentiste de l’hôpital de Bayonne est jugé pour avoir abrégé la vie de patients incurables. Ce mardi, Michèle Delaunay a témoigné en visio-conférence. La rapporteure du projet de loi de finance se trouvait en effet à Paris, à l'Assemblée Nationale. La cancérologue a tenu d'abord à soutenir Nicolas Bonnemaison dès les premiers mots de son intervention quand elle a clairement qualifié Nicolas Bonnemaison de "docteur" alors que ce titre lui a été retiré par l'ordre des médecins l'an dernier.

Le docteur Bonnemaison n'a pas la mentalité d'un meurtrier. Un meurtrier est quelqu'un qui veut tuer pour un profit [mais] les actes du Docteur Bonnemaison semblent relever d'un questionnement : y a-t-il quelque chose à faire d'utile pour ce patient ?

— Michèle Delaunay

L'ancienne cheffe d'unité de cancérologie au CHU de Bordeaux raconte alors son quotidien : cette impression d'être "une sorte de bonne sœur qui n'avait pour mission que des mauvaises nouvelles" mais aussi ces "moments de fatigue comme quand on porte une valise un peu trop lourde".

"Il a trouvé inutile de continuer à se battre" Michèle Delaunay

"La loi ne pourra jamais tout résoudre"

Alors que Nicolas Bonnemaison est accusé de ne pas avoir assez informé les familles, Michèle Delaunay a évoqué "sa réserve d'une manière générale à suivre trop l'avis des familles" mais aussi que "le soulagement peut avoir des conséquences définitives." Dans tous les cas, pour l'ancienne ministre aux personnes âgées, même le projet de loi fin de vie "ne pourra jamais tout résoudre", concluant qu'il n'y a "transparence que lorsque le malade a désigné une personne de confiance".

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