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Faits divers – Justice

Migrants de Calais : un mois après leur arrivée, les tensions semblent apaisées à Serquigny

jeudi 24 novembre 2016 à 5:00 Par Bénédicte Courret et Laurent Philippot, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Un mois après l'évacuation de la "jungle" de Calais, France Bleu est retourné à Serquigny dans l'Eure. Dans ce village normand d'environ 2.000 habitants, le Front National avait organisé une manifestation contre l'arrivée de trente réfugiés. Aujourd'hui, tout semble apaisé.

A Serquigny, une trentaine de jeunes migrants sont accueillis dans le centre d'accueil et d'orientation.
A Serquigny, une trentaine de jeunes migrants sont accueillis dans le centre d'accueil et d'orientation. © Radio France - Kathleen Comte

Serquigny, France

Cela fait un mois ce jeudi que 603 migrants de Calais sont arrivés en Normandie. Dans l'Eure où 90 réfugiés étaient arrivés dans les centres d'accueil et d'orientation (CAO) au début du mois de novembre, les réactions ont été très diverses. A Évreux, l'arrivée des réfugiés a suscité l'indifférence générale, à Perriers-La-Campagne le CAO a dû être fermé au bout de quatre nuits et à Serquigny, le Front National a organisé une manifestation contre la présence de migrants. France Bleu Normandie est retourné à Serquigny ce mercredi pour savoir ce que deviennent les migrants accueillis dans ce village et comment les habitants accueillent les nouveaux venus.

Certains ont voulu mettre de l'huile sur le feu"

Une trentaine de jeunes migrants originaires d'Afghanistan sont accueillis dans le CAO de Serquigny. Pour le maire de la commune, Lionel Prévost, les tensions ne sont plus qu'un mauvais souvenir. Des tensions dues à la peur de l'inconnu selon lui. "Ces craintes étaient normales et c'était à nous de les démystifier même si certains ont voulu mettre de l'huile sur le feu".

Une conférence avec un ancien ambassadeur de France en Afghanistan

Pour ce faire, des événements ont été organisés pour rapprocher les deux cultures, française et afghane. Par exemple, la semaine dernière, un ancien ambassadeur de France en Afghanistan était invité à donner une conférence pour expliquer aux habitants du village les origines des problèmes en Afghanistan et les raisons pour lesquelles ces jeunes quittent leur pays. "On s'aperçoit qu'on est dans un monde compliqué, que l'Afghanistan a subi de nombreux conflits, en expliquant ces choses-là, ça peut permettre de faire comprendre l'arrivée de ces jeunes migrants".

Accueil provisoire

"Il faut aussi qu'on fasse en sorte que ces gens-là puissent avoir un parcours dans notre pays" ajoute le maire. La société Adoma, qui gère l'accueil et le parcours administratif des migrants, n'était pas disponible pour répondre à nos questions ce mercredi mais le maire l'affirme, il est convié à une réunion de suivi dans le courant de cette semaine. Prochainement, une convention pourrait être signée avec une association de Bernay pour que les migrants reçoivent leurs premiers cours de français. Selon la préfecture de Normandie, les durées d'hébergement en CAO sont en moyenne de trois mois.

REPORTAGE | Migrants de Calais : un mois après, la situation semble apaisée à Serquigny