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Faits divers – Justice DOSSIER : Les migrants de Calais

Migrants de Calais : un mois après, que sont-ils devenus dans les Hauts-de-France ?

jeudi 24 novembre 2016 à 5:00 Par Bénédicte Courret, France Bleu Nord et France Bleu Picardie

INFOGRAPHIE - Un mois après le démantèlement de la "jungle" de Calais et la répartition de 7.000 migrants dans des centres d'accueil et d'orientation partout en France, France Bleu fait le point sur ce que sont devenus les 700 réfugiés accueillis en Hauts-de-France.

Un mois après le démantèlement de la "jungle" de Calais, la majorité des 700 migrants accueillis dans les Hauts-de-France a fait une demande d'asile.
Un mois après le démantèlement de la "jungle" de Calais, la majorité des 700 migrants accueillis dans les Hauts-de-France a fait une demande d'asile. © AFP - Philippe Huguen

Hauts-de-France, France

Après le démantèlement de la "Jungle" de Calais lancé le 24 octobre dernier, 700 réfugiés ont été accueillis dans les centres d'accueil et d'orientation (CAO) des Hauts-de-France (sur un total de 7.000 migrants répartis partout en France). Un mois après, que sont-ils devenus ? Selon un bilan établi par la préfecture de région, une large majorité d'entre eux est restée dans ces centres. C'est une nouveauté par rapport à ce qui se produisait avant le démantèlement de la "Jungle" : rares sont ceux qui sont aujourd'hui dans la nature.

Ceux qui souhaitent partir (les moins nombreux)

La préfecture des Hauts-de-France estime qu'une cinquantaine de personnes ont quitté le centre dans lequel elles étaient hébergées (dont la moitié dans le Nord). Cela représente 6% du nombre total de migrants accueillis en Hauts-de-France alors que le taux de départ se situait entre 20 et 25% avant le démantèlement de la "jungle". Autre fait notable : une soixantaine de personnes souhaitent être reconduites dans leur pays. Elles ont été rassemblées dans le département du Nord en attendant cette reconduite.

Ceux qui aimeraient rester (la majorité)

De façon plus générale, la majorité de ces 700 réfugiés sont des hommes seuls. Ils sont Soudanais, Irakiens ou Afghans. Parmi eux, une soixantaine de mineurs sont accueillis dans le Nord et une cinquantaine dans la Somme, à Cayeux-sur-Mer. Hormis ceux qui ont quitté leur centre d'accueil ou ceux qui veulent repartir dans leur pays d'origine, tous ont formulé une demande d'asile en France.

Lire aussi : Migrants de Calais : un mois après leur arrivée à Péronne, comment se passe leur intégration ?

Que sont devenus les migrants accueillis dans les Hauts-de-France ? - Visactu
Que sont devenus les migrants accueillis dans les Hauts-de-France ? © Visactu

Quel suivi ?

La préfecture des Hauts-de-France assure que tout est fait pour accélérer l'examen des demandes d'asile. A partir de la fin du mois de novembre et début décembre, l'office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) se déplace pour mener des entretiens qui permettront de déterminer si les personnes migrantes peuvent obtenir le statut de réfugié. Pour les mineurs, les services du "Home office" britannique examinent actuellement les demandes de regroupement familial vers le Royaume-Uni et une décision sera communiquée dans les prochaines semaines.

Formation professionnelle pour des secteurs "en tension"

Enfin le département du Nord est le seul dans la région des Hauts-de-France à mettre en œuvre un programme d'insertion par le logement, l'orientation et le travail. Dans ce cadre, 80 personnes suivent des cours à la fac de Lille et environ 90 autres sont lancées dans un parcours de formation professionnelle dans des secteurs dits "en tension" tels que les transports et la logistique.

Cours de français et match de foot amical

Pour l'ensemble des réfugiés accueillis dans la région Hauts-de-France, des cours de français intensifs sont proposés ou vont l'être. A Louvroil près de Maubeuges, ces cours ont déjà commencé. Moins formel mais assez symbolique, le maire de Croisilles (Pas-de-Calais) annonçait ce week-end qu'un match de football amical serait organisé le 10 décembre prochain entre l'équipe locale et les Soudanais hébergés sur sa commune. L'ancien footballeur des Bleus, Lilian Thuram, sera présent pour l'occasion pour "soutenir les réfugiés".