Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Militaires français tués à Bouaké : le procès aura lieu au printemps prochain

Parmi les soldats tués à Bouaké en 2004, cinq soldats du RICM de Poitiers. Quinze ans après, le procès va enfin se tenir. Les avocats espèrent obtenir des réponses mais restent prudents.

Thierry Jardry, ancien militaire du RICM de Poitiers, blessé à la jambe lors du bombardement de Bouaké
Thierry Jardry, ancien militaire du RICM de Poitiers, blessé à la jambe lors du bombardement de Bouaké © Radio France - Pierre MARSAT

Poitiers, France

En novembre 2004, neuf militaires français sont morts dans le bombardement par des avions de chasse de l'armée ivoirienne à Bouaké en Côte d'Ivoire. Parmi eux, cinq soldats du RICM de Poitiers. Une date vient d'être fixée pour le procès : il aura lieu devant la cour d’assises de Paris du 17 mars au 3 avril 2020

Beaucoup d'absents 

Le procès est très attendu, pour les familles des victimes et les blessés. "Qui a commis ce bombardement ? Qui a donné instruction de le commettre ? Qui l'a financé ?" résume maître Béthune de Moro, avocat de neuf militaires blessés dans le bombardement. 

Ce procès se fera cependant avec beaucoup de chaises vides : les pilotes ivoiriens et ukrainiens poursuivis pour assassinat ne seront pas présents. Pas plus que les ministres de l'époque : Dominique de Villepin (Intérieur), Michèle Alliot-Marie (Défense) et Michel Barnier (Affaire étrangères). Ils ont été mis hors de cause par la Cour de Justice de la République. Ils ne comparaîtront pas et ne sont pas appelés comme témoins, malgré le souhait des victimes. 

"Si c'est pour continuer de mentir de la manière dont ils le font, je ne vois pas l'intérêt qu'ils viennent" déclare maître Jean Ballan, un des avocats des familles des victimes. 

Choix de la station

France Bleu