Faits divers – Justice

Mobilisation à Colmar, un an après la mort de Hocine Bouras

Par Marie-Thérèse Koehler et Clément Lacaton, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass dimanche 30 août 2015 à 16:22

Colmar : marche blanche, un an après la mort de Hocine Bouras.
Colmar : marche blanche, un an après la mort de Hocine Bouras. © Radio France - Marie-Thérèse Koehler

80 personnes se sont rassemblées ce dimanche en mémoire de ce jeune détenu tué par un gendarme il y a un an sur l'A35, lors de son transfert entre la maison d'arrêt de Strasbourg et Colmar

Ils sont venus se souvenir de celui qui est "mort pour rien". 80 personnes se sont réunies à Colmar pour une marche silencieuse ce dimanche après-midi en mémoire de Hocine Bouras. Ce jeune détenu de 23 ans abattu par un gendarme il y a un an sur l'A35, lors de son transfert entre la maison d'arrêt de Strasbourg et le palais de justice de Colmar.

Colmar : marche blanche, un an après la mort de Hocine Bouras. - Radio France
Colmar : marche blanche, un an après la mort de Hocine Bouras. © Radio France - Marie-Thérèse Koehler
A l'origine de ce rassemblement, sa famille et ses proches. Ils estiment qu'il y a encore trop de zones d'ombre dans cette affaire. L'an dernier, le gendarme avait été placé sous le statut de témoin assisté, sans être mis en examen. Parmi les slogans donc : "stop aux bavures et aux violences policières", "vérité et justice", "urgence notre police assassine".

Colmar : marche blanche, un an après la mort de Hocine Bouras. - Radio France
Colmar : marche blanche, un an après la mort de Hocine Bouras. © Radio France - Marie-Thérèse Koehler
Colmar : marche blanche, un an après la mort de Hocine Bouras. - Radio France
Colmar : marche blanche, un an après la mort de Hocine Bouras. © Radio France - Marie-Thérèse Koehler
Rappel des faits : le 26 août 2014 , Hocine Bouras, impliqué dans deux vols à main armée, est placé dans une voiture de gendarmerie pour être transféré de Strasbourg à Colmar. Une bagarre éclate à l'arrière entre le détenu et une militaire chargée de l'escorter. Le conducteur, un gendarme volontaire, immobilise le véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence. Un coup de feu est tiré et une balle touche le jeune Colmarien en pleine tête.

L'instruction est sur le point d'être terminée cet été. L'empreinte génétique de la victime a notamment été retrouvée sur l'arme d'un des deux gendarmes.