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Faits divers – Justice DOSSIER : Dossier du jour de France Bleu Vaucluse

Mobilisation en Vaucluse contre les violences invisibles faites aux femmes

vendredi 24 novembre 2017 à 6:14 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

À l'occasion de la journée mondiale d’élimination des violences faites aux femmes le 25 novembre, l'association Vivre Femme se mobilise contre les fractures psychologiques que subissent les femmes. La préfecture installe la semaine prochaine un observatoire des violences faites aux femmes.

une forme de violence faites aux femmes principalement dans le monde du travail.
une forme de violence faites aux femmes principalement dans le monde du travail. © Radio France - Maxpp

Avignon

La police et la gendarmerie ont enregistré un millier de faits de violences intra-familiales en Vaucluse en 2016. Mais la préfecture reconnait un "chiffre noir" car selon le directeur de cabinet Martin Chaslus, "10% seulement des femmes signalent les violences dont elles sont victimes".

Les associations rassemblées dans le Centre d'Information des Droits des Femmes estiment qu'il ne faut tolérer aucune violence. Les associations soulignent l'importance de l'impulsion donnée par le procureur de la République.

En Vaucluse, ces dernières années, la priorité avaient été donné à la traque des braqueurs alors qu'au tribunal de Tarascon, les femmes victimes de violence bénéficiaient d'une écoute plus attentive.

Violences invisibles et fracture psychique

À Aubignan, l’association Vivre Femmes prend en compte la souffrance des femmes victimes de harcèlement, de petites phrases répétées ou de non-dits. Sandra a perdu 12 kilos en quelques mois avant d'avoir menacé de se pendre dans son bureau.

Une centaine de femmes a contacté son association en quelques mois car elles expliquent qu'elle "ne se sentent pas crédibles". Sandra souligne que "c'est facile quand un mari crie sur sa femme: les voisins appellent la gendarmerie. C'est difficile à dénoncer quand le mari, le frère ou le voisin dit : "Qu'est-ce que vous êtes moche, c'est quoi votre odeur ?" On manque de reconnaissance des fractures psychiques."

À Avignon, Keira a profité des ateliers organisés sur les marché pour dénoncer le comportement de son voisin qui s'approche d'elle, critique ses habits "pas assez sexy" et "demande un bisou".

"C'est comme un viol mais il n'est pas visible. Je témoigne pour que les victimes n'aient pas honte."