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Moirans : deux mois de prison ferme pour avoir terrorisé des parents et frappé des gendarmes

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Par , France Bleu Isère

Le jeune homme de 19 ans qui avait terrorisé des parents d'élèves à Moirans en novembre a été condamné à deux mois de prison ferme et six avec sursis. Lors de son arrestation le jour même, il avait blessé deux gendarmes. Psychologiquement, instable il a été condamné à une obligation de soins.

Le 5 novembre 2019 ce jeune homme de 19 ans avait fait irruption devant l'école Simone Veil à Moirans, armé de deux barres de fer, hurlant qu'il allait "tuer tout le monde"
Le 5 novembre 2019 ce jeune homme de 19 ans avait fait irruption devant l'école Simone Veil à Moirans, armé de deux barres de fer, hurlant qu'il allait "tuer tout le monde" © Radio France - Nicolas Joly

Deux mois de prison ferme et six avec sursis pour le jeune qui avait terrorisé des parents d'élèves à Moirans (Isère). Le 5 novembre 2019, ce jeune homme de 19 ans avait fait irruption devant l'école Simone Veil armé de deux barres de fer, hurlant qu'il allait "tuer tout le monde". Lors de son arrestation le jour même, il avait blessé deux gendarmes. Il a reconnu ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Grenoble avoir régulièrement des accès de colère. Sa condamnation a été assortie d'une obligation de soins.

Psychologiquement instable mais pas fou

L'expert-psychiatre n'a pas diagnostiqué formellement de maladie mentale au jeune condamné. "Pas d'abolition, mais une nette altération du discernement". En clair, il n'a pas toute sa tête, mais est tout de même pénalement responsable de ses actes. L'expert note toutefois chez lui des signes de psychose et un déficit intellectuel. Face au tribunal, l'intéressé l'admet sans fard : "je ne suis pas normal. Je ne suis pas bien dans ma tête." Pour son avocate, c'est "un enfant dans un corps d'adulte".

Dans le boxe, le prévenu est d'un calme total. Fier comme un enfant donnant la bonne réponse au tableau, il affirme qu'en prison, c'est "un détenu comme ça !", en montrant le pouce. Très loin de l'image que l'on pourrait se faire à la lecture des dépositions des témoins, qui décrivent un homme enragé, armé de deux barres de fer. Encore plus loin de ce que détaille la présidente en lisant les témoignages des gendarmes qui l'ont interpellé. Deux d'entre eux ont reçu des coups entraînant une journée d'ITT.

"C'est une bombe à retardement", a déclaré son père, qui ne vit avec lui que depuis un an. Ce jeune, c'est ce qu'on aurait appelé il y a quelques années un "enfant de la DASS", au foyer depuis ses six ans. "Ce sont mes parents qui refusent que je prenne mes médicaments. Ils trouvent que ce n'est pas normal", affirme-t-il. D'où l'importance de l'obligation de soins prononcée par le tribunal. La présidente l'affirme : si elle le renvoie quelques jours en prison, c'est pour qu'il ne se retrouve pas tout seul à la sortie. Effectivement, ses parents n'étaient pas présents à l'audience.

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