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Faits divers – Justice

"Mon fils n'est pas un nuisible" : le père de Vincent, interpellé dans l'affaire des fausses alertes à la bombe

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Par , France Bleu Paris, France Bleu Bourgogne, France Bleu

Un jeune homme et son père ont été interpellés tôt ce lundi matin à Marsannay-le-Bois, au nord de Dijon. France Bleu Bourgogne a rencontré le père de famille, relâché quelques heures plus tard par les policiers.

Daniel ne croit pas une seconde à la culpabilité de son fils
Daniel ne croit pas une seconde à la culpabilité de son fils © Radio France - Arnaud Racapé

Vincent, un jeune majeur de 18 ans, est soupçonné d'être impliqué dans les fausses alertes qui ont provoqué beaucoup de désordres ces derniers jours dans des lycées parisiens. Daniel, son père brièvement interpellé dans l'affaire, nous a reçus dans son pavillon de la petite bourgade de Marsannay-le-Bois, 800 âmes. Une grande maison où trônent pas mal d'écrans d'ordinateurs et de tours centrales : il explique qu'il récupère et répare bénévolement des machines pour les donner à des associations. 

Interpellation musclée

L'homme, un café à la main, se montre plutôt serein. En tout cas, il dissimule bien le choc des événements de la matinée. Matinée qui a commencé très tôt, un peu avant 6h du matin : _"_A six heures moins cinq, j'étais en train de préparer son petit déjeuner à mon fils parce qu'il se lève à 6h10 ; J'entends des coups, mais absolument incroyables, alors je sors en gueulant. Et puis il y a pleins de types qui étaient là, qui disent "police, couchez-vous, etc". Et puis ils montent dans la chambre de Vincent, cible en vue. J'étais complètement sur le cul (sic) !"

La porte de la maison n'a pas résisté aux coups donnés par les policiers - Aucun(e)
La porte de la maison n'a pas résisté aux coups donnés par les policiers - Arnaud Racapé

Complicité de menace de destruction de biens et de personnes

Pour Daniel, le choc est immense : la dizaine de policiers présents sur place l'informent que son fils est soupçonné d'être impliqué dans l'enquête sur des appels anonymes menaçant des lycées parisiens depuis début janvier. _"_On vient pour complicité de menace de destruction de biens et personnes, voilà ce qu'ils ont dit", confie Daniel. "Et puis ils l'ont emmené à Paris. Ils m'ont juste donné un numéro à appeler ce soir pour avoir des nouvelles. C'est tout ce que je sais".

Si c'est quelque chose qui risque de nuire à quelqu'un, il ne le fera pas

Avant de partir, les enquêteurs confisquent deux ordinateurs, "et d'autres petites choses". "Je crois qu'ils n'ont rien trouvé sur cette histoire d'appels anonymes", poursuit Daniel. "Ils ont trouvé du cannabis, ça oui, mais bon..." Le père de Vincent ne croit d'ailleurs pas une seconde à la culpabilité de son fils : "ça m'étonne énormément de Vincent parce qu'il est un peu révolté, mais ce n'est pas un nuisible, c'est quelqu'un qui est lucide sur certains trucs de société, il est sur des sites internationaux, genre Anonymous, mais si c'est quelque chose qui risque de nuire à quelqu'un il ne le fera pas.  Alors dire "on va faire sauter un lycée ou faire un attentat", je n'y crois pas. Peut-être que quelqu'un qui a fait ça a correspondu avec Vincent, par e-mail ou je ne sais quoi."

Un premier accroc avec la justice pour Vincent

Daniel le confirme, son fils a déjà eu quelques soucis avec la justice pour des activités de piratage, mais sans gravité selon lui :  "Il avait mis des index sur des serveurs, c'est-à-dire des feuilles virtuelles. Les hackers mettent un index sur un serveur très protégé juste pour dire qu'ils sont passés par là. Ça ne nuit pas ni au propriétaire du serveur ni au client, mais c'est interdit. Donc il avait eu une admonestation. C'était il y a un peu plus d'un an."

Vincent était alors mineur. A 18 ans, il est aujourd'hui en Terminale à Dijon. Très doué en informatique, il ambitionne évidemment de travailler dans le secteur, "dans la sécurité réseaux", précise Daniel.  En attendant, il va devoir répondre aux questions des enquêteurs de la police judiciaire de Paris. 

Daniel quant à lui a été brièvement placé en garde à vue à Is-sur-Tille, à une vingtaine de kilomètres au nord de Dijon. Il indique avoir été relâché en fin de matinée.

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