Faits divers – Justice

VIDÉO | Mont-Blanc : fin d'une nuit de stress pour les passagers bloqués toute la nuit dans une télécabine

Par Richard Vivion, Mélodie Viallet et Virginie Salanson, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu vendredi 9 septembre 2016 à 10:10 Mis à jour le vendredi 9 septembre 2016 à 14:50

Les cabines du "Panoramic Mont Blanc" au petit matin.
Les cabines du "Panoramic Mont Blanc" au petit matin. © Getty -

Trente-trois personnes contraintes de passer toute la nuit dans les cabines d'un téléphérique vertigineux du massif du Mont-Blanc, bloqué depuis jeudi après-midi à la suite d'un croisement de câbles, ont enfin pu prendre le chemin de la descente ce vendredi matin.

C'est la fin d'une nuit d'une d'angoisse pour les trente-trois personnes encore bloquées depuis la veille dans la télécabine au-dessus du Mont-Blanc : "le dernier câble (qui bloquait la machine, ndlr) a pu être décroisé", a déclaré ce vendredi matin Mathieu Dechavanne, PDG de la compagnie du Mont-Blanc. Les 33 derniers passagers bloqués (sur les 110 coincés à l'origine) ont pu prendre le chemin de la descente par la voie normale, peu avant 8 heures ce vendredi matin.

Une nuit à plus de 3.600 mètres d'altitude

Les derniers "naufragés du vide", parmi lesquels un enfant de dix ans, ont pu rejoindre la terre ferme sans être hélitreuillés. Ces passagers ont passé une nuit vertigineuse dans les cabines du "Panoramic Mont-Blanc", long de 5 km, qui relie l'Aiguille du Midi (3.842 mètres), dans les Alpes françaises, à la Pointe Helbronner (3.462 mètres), côté italien, en surplombant la Vallée Blanche et le glacier du Géant, des itinéraires de ski de haute montagne prisés.

"Il y avait une bonne ambiance dans la cabine" Alain

Alain a pu regagner la terre ferme ce vendredi matin. Il a passé 17 heures dans une cabine avec trois autres personnes, avec 100 à 150 mètres de vide en dessous. Pourtant, pas de quoi paniquer, il prend ça avec philosophie "Il y avait une bonne ambiance dans la cabine, on a bien rigolé, on avait de l'eau et de quoi manger, on a pris notre mal en patience".

A ECOUTER : "il y avait une bonne ambiance dans la cabine" Alain qui a passé la nuit à plus de 3000 mètres d'altitude

La veille, 65 personnes avaient pu être hélitreuillées hors des cabines. Douze autres étaient descendues en rappel à minuit. Parmi les passagers secourus dans les premières heures, les réactions sont plus contrastées : Frédéric a été très stressé (qui ne le serait pas?) et a eu beaucoup de mal à rester trois heures pendu au dessus du vide. Quentin en revanche, lui aussi hélitreuillé jeudi soir, a été un peu angoissé "la première heure". Mais a été vite apaisé et surtout bluffé par la rapidité d'action des secouristes du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne.

Au total, 110 personnes se sont retrouvées coincées pendant plusieurs heures dans la télécabine dès 16 heures, jeudi 8 septembre au soir. Elle est tombée en panne ce jeudi après midi. Les câbles se sont croisés, en raison de l’arrêt soudain d'une cabine. C'est un incident rarissime.