Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Montpellier lance une formation pour lutter contre le harcèlement de rue

-
Par , France Bleu Hérault

Pour mieux protéger les personnes contre les violences sexistes, la ville et le parquet du tribunal judiciaire de Montpellier lancent une formation destinée aux policiers, gendarmes et agents de Tam. L'outrage sexiste est une infraction créé en 2018 qui a été constatée près de 2.000 fois en France.

Les participants à formation à l'auditorium de la Panacée
Les participants à formation à l'auditorium de la Panacée © Radio France - Sébastien Garnier

Montpellier part en guerre contre le harcèlement de rue ! Ce mardi dans l'auditorium de la Panacée à Montpellier, le procureur de la République a dispensé à 70 policiers, nationaux et municipaux, gendarmes et agents de Tam, une formation pour les aider à mieux repérer les outrages sexistes, une infraction créé en 2018 et qui n'a été constatée que 1.746 fois en France en deux ans.

"Avant on faisait un peu l'autruche, maintenant on décide d'agir contre ces comportements inacceptables." Michaël Delafosse, maire de Montpellier

Huit femmes sur dix disent avoir déjà été victimes de harcèlement de rue (sifflements, regards très appuyés, bruits de bouche), un fléau auquel le maire de Montpellier Michaël Delafosse veut tordre le cou car la société a évolué : "Il y avait des formes de tolérance, on disait on va parler comme des Méditerranéens, après tout "sale pédé" on l'a toujours dit, mais la société a changé et à un moment il faut dire stop". 

Michael Delafosse maire de Montpellier dit stop au harcèlement de rue

Une formation pourquoi ? 

Cette formation dispensée par des magistrats vise a donner aux policiers, aux gendarmes mais aussi aux agents de Tam des outils pour  constater cette infraction qui parfois peut se confondre avec une drague lourde. Les participants apprennent aussi à recueillir la parole et orienter "des victimes qui portent rarement plainte" précise Aurélia Bryl, substitut du procureur de la République de Montpellier. 

On leur rappelle aussi que le harceleur de rue est partout, en ville, mais aussi en milieu rural constate le général Jean-Valéry Lettermann, commandant des gendarmes de l'Hérault : "C'est une infraction nouvelle, donc ça démarre doucement. L'an dernier, nous avons constaté cinq infractions en zone gendarmerie sur l'ensemble du département. Et depuis le début de cette année, nous sommes déjà à 15". La police a relevé de son côté 18 infractions l'an dernier, et déjà 12 depuis le début de l'année. 

"C'est une infraction récente et difficile à identifier car toutes les victimes ne ressentent pas l'outrage sexiste de la même façon." 

Aurélia Bryl substitut du Procureur de la République de Montpellier

Que risque le harceleur ? 

Le harceleur de rue est passible d'une amende de 4e classe pouvant aller jusqu'à 750 euros. L'outrage sexiste peut dans certains cas être qualifié plus lourdement (contravention de 5e classe), en particulier lorsqu'il est commis dans les transports en commun, sur un mineur de quinze ans ou encore par plusieurs personnes. Le montant de l'amende encourue est alors doublé jusqu'à 1.500 euros et une peine complémentaire comme un travail d'intérêt général peut y être assorti. 

Reportage Sébastien Garnier

Choix de la station

À venir dansDanssecondess