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Faits divers – Justice

Mort d’un jeune militaire à Sarrebourg : 17 ans de prison

mardi 13 novembre 2018 à 23:49 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

La Cour d’Assises de la Moselle a condamné ce mardi soir à 17 ans de prison un habitant de Sarrebourg pour le meurtre d’un jeune militaire du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg le 21 juillet 2016. L’avocate générale avait requis 30 ans.

La victime, caporal-chef au 1er régiment d'infanterie de Sarrebourg, avait effectué plusieurs missions à l'étranger
La victime, caporal-chef au 1er régiment d'infanterie de Sarrebourg, avait effectué plusieurs missions à l'étranger

Metz, France

La Cour d’Assises de la Moselle a condamné ce mardi soir à 17 ans de prison un habitant de Sarrebourg pour le meurtre d’un jeune militaire à Sarrebourg le 21 juillet 2016. Le délibéré a duré plus de 4 heures. L’avocate générale Caroline Chope avait requis 30 ans.

Les débats ont beaucoup porté sur la victime ce mardi au 2e et dernier jour du procès d'Assises de cet habitant de Sarrebourg de 38 ans accusé du meurtre d'un jeune militaire de 25 ans du 1er régiment d'infanterie de Sarrebourg. Le jeune homme a été tué le 21 juillet 2016 au cours d'une bagarre très alcoolisée et très violente, dans la rue, pour un motif futile, une histoire de voiture. Les coups mortels ont été portés avec un club de golf que l'accusé avait dans son camion, car il était ferrailleur. 

Le jeune homme avait trouvé une place dans sa famille de coeur et réalisé son rêve : devenir militaire de carrière

La victime avait pourtant tout pour être heureux : il avait réalisé son rêve, devenir militaire de carrière, malgré des débuts difficiles dans la vie. Il avait été placé juste après sa naissance dans une famille d'accueil à Porcelette.  Une famille d'accueil qui était devenue sa vraie famille. "On l'avait mis sous le sapin de Noël, il était notre cadeau. J'étais très fier de lui, tout petit déjà, il voulait devenir militaire. C'était un garçon très droit", témoigne sa mère de coeur.

Une famille "merveilleuse" comme l'a dit sa soeur biologique à la barre. Une famille avec déjà 3 filles. Il y était arrivé à seulement 3 mois. "C'était notre frère, il était totalement intégré", ont témoigné ses soeurs d'adoption les larmes aux yeux. Après des débuts pas simples - "il n'avait pas un billet de 1er classe au départ", selon l'un des avocats de la partie civile, Me Frédéric Dussort - le jeune homme avait trouvé une place dans sa famille de coeur et réalisé son rêve : devenir militaire de carrière.

Pourquoi cette bagarre ne s'est pas arrêtée?

Un soldat bien noté par sa hiérarchie, décrit comme serviable, protecteur par son entourage. Mais il n'était pas revenu indemne de ses missions à l'étranger, en Afghanistan ou en Centrafrique. Et buvait beaucoup en soirée pour évacuer le traumatisme de la guerre avec notamment un ami, ancien militaire, qui l'a vu mourir devant lui dans la rue, roué de coups avec un club de golf, pour une simple histoire de voiture éraflée.  

"J'étais ivre et j'avais la tête dure" a reconnu l'accusé, qui a demandé pardon. "Mais pourquoi cette bagarre ne s'est pas arrêté"? s'est lamenté l'avocat de la famille d'accueil, Me Bertrand Hoffmann. Ce qui reste à ses proches aujourd'hui, c'est un immense gâchis. 

La mère de coeur de la victime regrette "un terrible gâchis, une perte"