Faits divers – Justice

Mort d'un joggeur dans une vasière à Hillion : la zone signalée à risques dès 2012

Par Johan Moison, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel jeudi 20 octobre 2016 à 18:36

L'embouchure du Gouessant
L'embouchure du Gouessant © Radio France - Johan Moison

L'inventaire des vasières des Côtes d'Armor concernées par les échouages d'algues vertes vient d'être mis en ligne par la Préfecture. Il apparait que l'estuaire du Gouessant où est décédé un joggeur le 8 septembre dernier, était identifié comme zone à risques dès mars 2012.

Après avoir dans un premier temps refusé de le publier, le Préfet des Côtes d'Armor vient de mettre en ligne sur son site internet l'inventaire des vasières du littoral des Côtes d'Armor. Des documents de travail qui "n'ont qu'une valeur d’information et font actuellement l'objet d'une mise à jour en relation avec les communes littorales concernées", précise la Préfecture.

Niveau de vigilance rouge

L'inventaire avait été commandé par le Préfet des Côtes d'Armor après le décès en 2011 de 36 sangliers dans l'Estuaire du Gouessant. Objectif : répertorier les vasières concernées par les échouages d'algues de vertes et mesurer leur niveau de dangerosité. Et ce document montre que dès mars 2012, la mairie d'Hillion signale l'estuaire du Gouessant comme une vasière à risques avec des algues vertes. La zone est classée en vigilance rouge. A l'époque, il est envisagé de mettre en place une information sur le sentier des douaniers pour prévenir les randonneurs. Or, c'est précisément dans cette vasière du Gouessant qu'un joggeur est mort le 8 septembre dernier dans des circonstances toujours inexpliquées.

Absence de réaction choquante

"Dans cette situation où le Préfet savait que le Gouessant était une zone à risques, on s'interroge encore plus aujourd'hui sur l'absence de réactions des autorités publiques, c'est une attitude choquante", explique Gilles Huet le délégué général d'Eaux et Rivières de Bretagne. "Cette situation aurait du conduire les autorités à prévenir les dangers par une information des usagers en bordure de ces lieux, et dans le cas d'accidents comme celui intervenu début septembre, à réagir rapidement pour expertiser un éventuel lien entre le décès du joggeur et les échouages d'ulves". A ce jour, les résultats de l'autopsie du corps du joggeur ne sont pas connus.

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