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Mort d'un garçon de 3 ans victime de maltraitances à Reims : une marche blanche ce mercredi

Par La rédaction, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu mardi 29 novembre 2016 à 15:11 Mis à jour le mercredi 30 novembre 2016 à 11:12

La drame a eu lieu dans cet immeuble situé en plein coeur du quartier Châtillons à Reims.
La drame a eu lieu dans cet immeuble situé en plein coeur du quartier Châtillons à Reims. © Radio France - Sophie Constanzer

L'émotion est forte après le décès samedi après-midi d'un petit garçon de 3 ans, victime de coups répétés, dans le quartier des Châtillons à Reims. Une marche blanche en sa mémoire est organisée ce mercredi 30 novembre à 18h.

Le drame remonte à samedi, et l'émotion ne retombe pas. Le petit garçon de trois ans est mort à son arrivée à l'hôpital d'enfants de Reims, victime de violences régulières et et de coups répétés. Une marche blanche en sa mémoire est organisée ce mercredi 30 novembre à 18 h : elle partira de l'hôpital américain pour rejoindre le quartier des Châtillons où l'enfant habitait.

Des coups répétés pendant un mois et demi

Lundi, une information judiciaire a été ouverte pour meurtre et violences habituelles sur un mineur de moins de 15 ans à l'encontre du compagnon de la mère de l'enfant. Le procureur de la république de Reims expliquait alors : "Cet enfant a été victime pendant plusieurs semaines de coups répétés". L'autopsie a mis en évidence de nombreux hématomes sur tout le corps et une fracture du nez. La mère du garçon, âgée de 19 ans, est poursuivie pour non assistance à personne en péril et non dénonciation de mauvais traitements, et risque cinq ans de prison.

Le procureur de la République lance un appel à la population

Le procureur de la république Matthieu Bourrette estime que la passivité du voisinage a joué un rôle dans le drame car les enquêteurs ont récolté dans l'immeuble plusieurs témoignages de personnes qui ont entendu des cris de l'enfant et des insultes les jours précédant sa mort. "Si les services de police avaient été avisés depuis plusieurs semaines, cet enfant aurait pu connaître Noël 2016", souligne Matthieu Bourrette, qui en appelle à la population. "Pour pouvoir faire toute la lumière sur cette affaire, je souhaite que toute personne qui a pu avoir au cours de ce mois et demi connaissance d'éléments, puisse les faire connaître aux services de la sûreté départementale".

"On n'est jamais puni d'avoir alerté les autorités"

Depuis 2007 il existe dans chaque département une cellule "de recueil d'informations préoccupantes", qui permet de donner l'alerte tout en restant anonyme. Même chose avec la ligne "Allo enfance en danger", joignable 24h/24 et 7 jours/7 au 119. "Il faut déculpabiliser les gens qui appellent. On n'est jamais puni d'avoir appelé, mais on peut l'être de n'avoir rien fait", insiste Martine Gamon, de la Protection Maternelle et Infantile de la Marne. Ces alertes permettent de déclencher des enquêtes, mais n'aboutissent pas forcément au placement de l'enfant : "Parfois, il s'agit juste de familles en difficulté, de parents dépassés. Nous allons sur place, chez les gens, pour les accompagner et les aider à gérer leurs enfants. Ça évite des drames et il y a d'autres solutions que le placement", poursuit Martine Gamon.

Martine Gamon, invité de France Bleu Champagne-Ardenne à 7h50

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