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Mort d'une enfant après la chute d'un radiateur : l'installateur condamné pour homicide involontaire

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Cinq ans après la mort de la petite Sélénia, deux ans, tuée par la chute d'un radiateur dans l'appartement de ses parents à Roppe, le tribunal correctionnel de Belfort a condamné l'ancien gérant de l'entreprise d'installation à 18 mois de prison avec sursis.

Le tribunal de Belfort a condamné l'ancien gérant à 18 mois de prison avec sursis
Le tribunal de Belfort a condamné l'ancien gérant à 18 mois de prison avec sursis © Radio France - Adeline Divoux

Il aura fallu plus de cinq ans de procédure pour obtenir un jugement : les juges du tribunal correctionnel de Belfort ont condamné l'ancien gérant de l'entreprise responsable de la pose du radiateur de 80 kg qui s'était décroché d'un mur, tuant une petite fille de deux ans à Roppe le 24 février 2015. 

18 mois de prison avec sursis

Le tribunal a décidé d'attribuer la responsabilité du drame à l'entreprise et à son ex-dirigeant. La famille de Sélénia estimait que la fixation du chauffage souffrait de malfaçons, seulement vissé dans du Placo, et que la chute du radiateur découlait directement du mauvais travail de l'entreprise.  

Le gérant écope donc de 18 mois de prison avec sursis, en dessous des six mois de prison ferme requis par le ministère public lors de l'audience le 15 juillet dernier. L'entreprise, qu'il ne dirige plus depuis le drame, a été, elle, condamnée à 5000 euros d'amende avec sursis. La défense avait fait valoir qu'aucune preuve formelle pouvait faire incomber la responsabilité sur le gérant et avait plaidé la relaxe.

La procédure civile encore en attente

"Aucun jugement ne pourra jamais compenser le drame, la perte tout à fait exceptionnelle qu'ont subie mes clients, a réagi Maître Jean-Charles Darey, l'avocat de la famille. Mes clients sont satisfaits de la décision judiciaire parce qu'elle implique une chose essentielle, c'est qu'il ne s'agit pas d'un simple accident domestique mais bien du résultat d'une malencontreuse intention humaine, (...) d'un homicide involontaire. "

La famille ne fera pas appel mais la procédure n'est pas encore terminée: reste le jugement au civil, prévu pour début 2021, qui devra fixer le montant des dommages et intérêts à verser à la partie civile.

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