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Faits divers – Justice

Mort d'une fillette à Valdahon en juillet 2017 : de la prison avec sursis pour les trois personnes poursuivies

vendredi 13 juillet 2018 à 18:39 Par Dimitri Imbert, France Bleu Besançon

Noémie, 15 mois était tombée de la voiture familiale dans un rond-point à Valdahon en juillet 2017. Le grand père, la mère et le conducteur qui avait provoqué la mort de l'enfant ont tous trois été condamnés à 9 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Besançon.

Le ministère public avait requis de la prison ferme à l'encontre du jeune conducteur, de la maman et du grand-père de l'enfant. Le tribunal a finalement fait preuve de plus de mansuétude.
Le ministère public avait requis de la prison ferme à l'encontre du jeune conducteur, de la maman et du grand-père de l'enfant. Le tribunal a finalement fait preuve de plus de mansuétude. © Radio France - Dimitri Imbert

Valdahon, France

9 mois de prison avec sursis. C'est la peine prononcée ce vendredi en début d'après midi par le tribunal correctionnel de Besançon à l'encontre des trois personnes poursuivies pour la mort de Noémie. En juillet 2017, cette petite fille d'un an et demi était tombée de la voiture familiale dans un rond-point à Valdahon. L'enfant n'était pas attachée et la portière était défectueuse. Le conducteur qui a roulé sur l'enfant avait consommé de l'héroïne, il ne s'était pas arrêté avant de se rendre à la gendarmerie deux jours plus tard. 

J'ai roulé sur quelque chose mais je n'ai pas vu ce que c'était"- le conducteur qui a roulé sur Noémie

A la barre, la jeune maman effondrée a les yeux rougis et reste quasiment mutique. Le grand-père de Noémie, la moustache frémissante, n'est guère plus loquace. Le conducteur, lui, est anéanti. "Je regrette, c'était un accident", déclare le jeune homme. "J'ai bien senti que je roulais sur quelque chose, mais je n'ai pas vu ce que c'était." 

Le conducteur avait consommé de l'héroïne

Pour le ministère public, qui demande de la prison ferme, "tous sont responsables et tous coupables", y compris le grand père qui conduisait l'auto alors que l'enfant n'était pas attachée. "J'ai cru que c'était une poupée qui était tombée de la voiture. Ce n'est qu'après que j'ai compris que c'était une petite fille" a déclaré aux enquêteurs un témoin de la scène. A ce moment, le conducteur qui a roulé sur Noémie et qui avait consommé de l'héroïne, était déjà loin. 

Ce procès est celui de la misère" - Maître Michel Vernier, avocat de la défense

Pour maître Randall Schwerdorffer, avocat de la grand-mère et du père de Noémie qui se sont constitués parties civiles, ce procès est celui de négligences inexcusables. Pour celui de la défense, maître Michel Vernier, un enchaînement de circonstances malheureuses a conduit à la mort de l'enfant. "Ce procès est celui de la misère, qui n'a pas permis de réparer la portière défectueuse. N'ajoutez pas du malheur au malheur", implore-t-il avant de réclamer la relaxe. 

Il a en partie été entendu par le tribunal qui prononce donc pour chacun une peine de 9 mois avec sursis, sans annuler le permis du jeune conducteur.