Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Mort d'une "gilet jaune" en Savoie : les images montrent que la conductrice a volontairement redémarré

lundi 19 novembre 2018 à 19:37 Par Nelly Assénat et Sarah Gilmant, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Plus de 48 heures après la mort d'une manifestante en gilet jaune à Pont-de-Beauvoisin en Savoie, l'enquête se poursuit. La conductrice est mise en examen pour "violences volontaires" car les images d'une caméra de vidéosurveillance montrent que la conductrice a volontairement redémarré.

Ce sont les images des caméras de vidéosurveillance qui pourraient être décisives
Ce sont les images des caméras de vidéosurveillance qui pourraient être décisives © AFP -

Le Pont-de-Beauvoisin, France

L'enquête avance sur la mort de Chantal Mazet, cette manifestante de 63 ans qui portait un gilet jaune et qui a été tuée par une automobiliste à Pont-de-Beauvoisin en Savoie samedi lors d'un barrage filtrant. 

La conductrice de la voiture qui l'a percutée est poursuivie "pour violences volontaires avec arme par destination (la voiture, ndlr) ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a précisé ce dimanche le parquet de Chambéry.

On voit la conductrice paniquée démarrer volontairement son 4X4 au milieu des gilets jaunes

D'après nos informations, ce sont les images d'une caméra de surveillance installée près du rond-point où a eu lieu l'accident qui confortent l'idée de volonté de blesser. On la voit démarrer son 4x4 entourée de gilets jaunes. En regardant la scène, "il était impossible de qualifier l'acte d'involontaire", dit-on du côté du parquet de Chambéry, même s'il semble aussi que "la conductrice était paniquée et ne se rendait pas compte de ce qu'elle faisait".

Des témoins entendus et une expertise psychologique annoncée

Cette "intention" de blesser est donc au cœur de l'enquête.  Les premiers témoins présents lors du drame ce samedi ont déjà été entendus. Le juge d'instruction va, entres autres, ordonner une expertise de la voiture de la mère de famille. L'automobiliste devrait aussi prochainement faire l'objet d'une expertise psychologique et sera à nouveau entendue par les enquêteurs dans un mois.

Cette qualification judiciaire de violences volontaires peut changer beaucoup de choses pour la conductrice mise en cause. 

En effet, si les violences volontaires sont retenues, le drame de Pont-de-Beauvoisin sera donc un crime, jugé aux Assises et la mère de famille risque dans ce cas jusqu'à 15 ans de réclusion au lieu de six ans de prison maximum en cas d'homicide involontaire.