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Faits divers – Justice

Mort d'une patiente aux urgences de l'hôpital Lariboisière : elle a été victime d'un oedème pulmonaire

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

La femme découverte morte aux urgences de l'hôpital Lariboisière à Paris le 17 décembre 2018 après douze heures passées sur un brancard a été victime d'une défaillance respiratoire suite à un œdème pulmonaire. C'est ce que révèle l'autopsie de cette femme.

L'hôpital Lariboisière
L'hôpital Lariboisière © Maxppp - Alain Auboiroux

Paris

L'autopsie de la patiente morte aux urgences de l’hôpital Lariboisière le 17 décembre 2018 indique qu'elle a été victime d'une détresse respiratoire. 

Cette femme avait été retrouvée morte après douze heures d’attente sur un brancard. Arrivée vers 18h40, elle avait été appelée vers minuit. Comme elle n'avait pas répondu, elle avait été considérée comme partie à 01h18. Une enquête interne avait décortiqué l'organisation des urgences de l'hôpital et elle avait souligné une "série de dysfonctionnements". L'autopsie a révélé les causes de la mort.

Morte d'une défaillance respiratoire

Ce sont les pompiers qui ont amené cette femme, âgée de 55 ans, aux urgences. Elle se plaignait de violents maux de tête et de douleurs aux mollets. Le parquet avait ouvert d'une enquête préliminaire. D'après le dossier qu'on lui a remis, la patiente est morte à cause d’une défaillance respiratoire à la suite d’un œdème pulmonaire.

La famille a porté plainte mi-janvier 2019 pour "homicide involontaire" et "non-assistance à personne en danger". Selon son avocat, Maître Eddy Arneton, l’une des erreurs de l’hôpital, c'est "l'aiguillage de la victime". Il l'a dit à nos confrères du journal le Monde

Comme le veut le protocole, indique Le Monde, quand une personne arrive aux urgences, une fiche résume les raisons de sa visite et permet de l’enregistrer. Cette fiche avait été établie par une infirmière et validée par un médecin, le 17 décembre, vers 18 heures. 

Une erreur de diagnostic, envisagée par l'avocat de la famille

Sur le dossier médical, il est bien indiqué que la patiente se plaint de douleurs aux jambes. Il n’est toutefois pas fait mention de ses maux de tête, indique Le Monde. "Il s’agit pourtant d’un élément important pour établir un diagnostic correct", dit l'avocat.

Pour lui, ces résultats "_laissent à penser que des erreurs de diagnostic ont été commises._.. Ces fautes relèvent un manque de sérieux et non pas d’un manque de moyens" affirme l'avocat qui pense que "l’hôpital tente d’échapper à sa responsabilité". 

Pas de commentaires de l'AP-HP

De son côté, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a déclaré au journal Le Monde n’avoir "aucun commentaire à faire", n’ayant "pas accès aux conclusions de ce rapport d’autopsie, qui n’est pas définitif". 

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