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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire Corentin à Metz

Mort de Corentin à Metz : la justice refuse de lever l'interdiction d'exercer d'un chirurgien

lundi 5 mars 2018 à 18:34 Par Cécile Soulé et Blandine Costentin, France Bleu Lorraine Nord

Le docteur Benlahrir est toujours interdit d'exercer en France. C'est une décision de la cour d'appel de Reims où est instruite l'enquête sur la mort de Corentin, 11 ans, des suites d'une opération ratée de l'appendicite, en 2014, à Metz. Ce médecin est le premier à être intervenu.

Deux chirurgiens qui sont intervenus lors de l'opération de Corentin ont été suspendus.
Deux chirurgiens qui sont intervenus lors de l'opération de Corentin ont été suspendus. © Maxppp - Lionel Vadam

Metz, France

L'un des deux chirurgiens mis en examen après la mort du petit Corentin en novembre 2014 essuie un nouveau refus de la justice : dans une décision rendue le 22 février, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims refuse de lever l'interdiction d'exercer du docteur Benlahrir en France. C'est le premier médecin à avoir opéré l'enfant de 11 ans, à la clinique Claude Bernard de Metz. L'opération de l'appendicite a mal tourné. Un deuxième praticien est intervenu, puis le garçon a été transféré en urgence à Nancy où il est décédé. 

Le chirurgien aurait déclaré dix sinistres à son assurance en un peu plus d'un an

En mars 2017, le dossier d'instruction a été déplacé à Reims, à la demande des parents de la victime. Le magistrat, qui a repris l'enquête à 0, a déjà refusé au chirurgien l'exercice de son métier en France. Selon les informations de France Bleu Lorraine, le docteur Benlahrir aurait déclaré dix sinistres à son assurance en un peu plus d'un an, entre 2013 et 2014.  Cela signifie que des patients ont fait des réclamations après ses opérations. Ces éléments auraient pesé auprès des magistrats. L'avocat du chirurgien, Me Roth, rappelle lui que son client a exercé pendant 27 ans, sans être responsable d'aucun accident.

La décision de la justice rassure le père de Corentin. Il a toujours de gros doutes sur les compétences professionnelles du médecin. 

Le père de Corentin, Pierre Jeras

En revanche, l'avocat du chirurgien ne comprend pas cette décision. Il explique que l'ordre des médecins a proposé au praticien de refaire une formation chirurgicale, après sa suspension. Mais pour cela, il doit pouvoir exercer la médecine. Me Joseph Roth a le sentiment qu'on tourne en rond. Il va faire une nouvelle demande au juge d'instruction.

Me Joseph Roth, l'avocat du Dr Benlahrir