Faits divers – Justice

Mort de Marc Blondel, ancien secrétaire général de Force Ouvrière

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 17 mars 2014 à 9:37 Mis à jour le lundi 17 mars 2014 à 10:43

Marc Blondel en 2003, lors d'un meeting de Force Ouvrière
Marc Blondel en 2003, lors d'un meeting de Force Ouvrière © MaxPPP

Marc Blondel est mort dimanche à l'âge de 75 ans, a annoncé lundi Force Ouvrière. Il avait été le secrétaire général du syndicat de 1989 à 2004.

C'est une figure du syndicalisme français qui s'est éteinte. Marc Blondel, ancien secrétaire général de Force Ouvrière, est mort dimanche à l'âge de 75 ans.

C'est F.O qui a rendu la nouvelle publique lundi dans un communiqué : Force Ouvrière y exprime sa "douleur d'annoncer la disparition de Marc Blondel, militant syndicaliste et ancien secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière de 1989 à 2004" .

Un enfant du Nord

Né à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine, ce fils de militaire et petit-fils de mineurs passe son enfance à Hénin-Liétard (aujourd'hui Hénin-Beaumont), dans le Pas-de-Calais. Mais c'est à Paris, après son bac, qu'il commence à militer au sein de l'organisation étudiante Unef. Marc Blondel adhère à FO en 1958. C'est après un congrès agité que 31 ans plus tard, il remporte de justesse la tête du syndicat.  

Leader charismatique

Après son premier mandat, il est réélu en 1992 avec 98% des voix. Et en 2000 lors de sa troisième et dernière réélection, les membres de Force Ouvrière lui offrent une ovation. Connu pour les havanes qu'il fumait et son écharpe rouge, Marc Blondel était aussi un leader syndical charismatique. En 1995, il s'était vivement opposé au plan Juppé de réforme de la Sécurité sociale. En 2003, ce sont les 35 heures de Martine Aubry qui le font monter au créneau. Pour lui, il ne s'agit pas d'un "acquis social" puisque ces lois ne s'accompagnent pas de hausses de salaires. En 2004, Jean-Claude Mailly, considéré comme l'héritier de la ligne Blondel, lui succède.

Marc Blondel au congrès F.O de 1992 >

Après F.O, combat et condamnation

Marc Blondel s'est aussi battu pour la laïcité. Il avait été élu en en 2007 président de la Fédération nationale de la libre pensée (FNLP), une association hostile au dogme religieux.

En 2011, il avait été condamné dans le dossier des emplois fictifs de la ville de Paris, remontant aux années 1990. Accusé d'avoir bénéficié d'un garde du corps, il avait été reconnu coupable de recel d'abus de confiance et de recel de détournement de biens publics, mais avait été dispensé de peine.