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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire Naomi Musenga à Strasbourg

Mort de Naomi à Strasbourg : la ministre de la Santé demande une enquête après de "graves dysfonctionnements"

mercredi 9 mai 2018 à 9:08 Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) doit être ouverte à la demande d'Agnès Buzyn, après la mort d'une Strasbourgeoise. Son appel n'avait pas été pris au sérieux par le Samu du Bas-Rhin.

Naomi Musenga est décédée en décembre aux urgences à Strasbourg.
Naomi Musenga est décédée en décembre aux urgences à Strasbourg. - Capture d'écran Facebook

Strasbourg, France

La ministre de la Santé parle de "graves dysfonctionnements" et se dit "profondément indignée" : à Strasbourg, Naomi Musenga est décédée en décembre dernier. Quelques heures auparavant, elle avait demandé de l'aide au Samu du Bas-Rhin. Dans l'enregistrement de l'appel, l'opératrice néglige, voire se moque, de la jeune femme, qui explique avoir très mal au ventre et être en train de mourir. L'opératrice la renvoie vers SOS médecins, reportant de plusieurs heures la prise en charge.

Dans un tweet mardi 8 mai, Agnès Buzyn demande une enquête de I'IGAS, l'Inspection générale des affaires sociales. Et s'engage "à ce que sa famille obtienne toutes les informations."

"Un cas isolé", selon le président de Samu Urgences France

Quant au président de Samu Urgences France interrogé mercredi sur franceinfo, il est "furieux de ce type de prise en charge, qui ne correspond absolument pas à ce que l'on doit faire dans ce type de situation." Selon François Braun, la procédure n'a pas été respectée. "Normalement tout appel est transmis à un médecin régulateur, et c'est ce médecin qui prend les décisions suite à un interrogatoire médical", ce qui n'a pas été le cas pour Naomi Musenga. Le président de Samu Urgences France ajoute qu'il s'agit d'un cas isolé.

François Braun lance aussi un appel avant un rendez-vous sur le dossier avec la ministre de la Santé, "pour avoir les moyens pour pouvoir répondre à tous les appels dans des délais qui sont raisonnables". Aujourd'hui, selon le président de Samu Urgences France, 95-96 % des appels sont pris en charge en moins d'une minute. "C'est insuffisant, il faut arriver à 99-100 %. Donc il nous faut du _personnel supplémentaire_. Et il faut du personnel qui soit mieux formé." 

Naomi Musenga est décédée en décembre aux urgences à Strasbourg. - Aucun(e)
Naomi Musenga est décédée en décembre aux urgences à Strasbourg. - Capture d'écran Facebook