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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire Naomi Musenga à Strasbourg

Mort de Naomi Musenga : la ministre de la Santé ne veut "plus d'erreurs de ce type" au Samu

lundi 14 mai 2018 à 18:51 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Après la révélation de l'affaire Naomi Musenga, cette jeune femme qui n'a pas été prise au sérieux par le Samu de Strasbourg, et qui est morte quelques heures après son appel, la ministre Agnès Buzyn a affirmé ce lundi qu'elle ne voulait plus de telles erreurs, sans promettre plus de moyens.

Naomi Musenga avait 22 ans lorsqu'elle est décédée, le 22 décembre 2017.
Naomi Musenga avait 22 ans lorsqu'elle est décédée, le 22 décembre 2017. © AFP - Catherine Fabing/Famille de Naomi Musenga

Une semaine après la révélation de l'appel de Naomi Musenga au Samu de Strasbourg, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a souhaité ce lundi "qu'il n'y ait plus d'erreur de ce type", sans promettre de moyens supplémentaires.

"Dans 99% des cas, le Samu travaille merveilleusement", a rappelé la ministre 

"Il convient qu'il n'y ait plus d'erreur de ce type", a déclaré Mme Buzyn à l'issue d'une réunion avec deux associations de médecins urgentistes, ajoutant que "dans 99,9% des cas, fort heureusement, le Samu travaille merveilleusement". 

Une feuille de route en juillet pour améliorer la prise en charge des patients 

Pour "améliorer à l'avenir la régulation et les réponses aux patients par le Samu", les participants ont prévu de "travailler sur trois thèmes", afin d'établir une "feuille de route" qui sera présentée le 1er juillet, a-t-elle indiqué. La réflexion portera sur "la formation des personnels", le respect des procédures et "l'assurance qualité, c'est-à-dire vérifier que tous les services travaillent de la même façon, font remonter les incidents, répondent correctement aux appels", a-t-elle précisé.

Peut-être des moyens supplémentaires à l'issue des consultations

La ministre n'a en revanche pas annoncé de moyens supplémentaires pour le Samu, ni humains, ni financiers. "Cela n'a pas été l'objectif de la rencontre", a-t-elle affirmé, sans toutefois l'exclure à terme. "Si à l'issue de tout cela, ça nécessite des moyens supplémentaires, notamment sur la formation des professionnels, il y aura des moyens dégagés", a-t-elle assuré. 

Naomi Musenga, 22 ans, est décédée fin décembre, victime d'un infarctus, quelques heures après avoir appelé le Samu en raison d'intenses maux de ventre. Son appel téléphonique montrait clairement que l'opératrice n'avait pas pris au sérieux ses douleurs, l'invitant sur un ton moqueur à contacter SOS Médecins.