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Faits divers – Justice

Mort de Nino : 20 ans de réclusion requis contre l'accusé

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Par , France Bleu Poitou

Les réquisitions sont tombées à la cour d'assises des Deux-Sèvres. L'avocat général a demandé 20 ans de réclusion contre le jeune homme accusé des violences ayant entraîné la mort de Nino, neuf mois, à Niort en 2014. Le verdict est attendu dans la soirée.

Jean-Paul Garraud, l'avocat général, a formulé ses réquisitions
Jean-Paul Garraud, l'avocat général, a formulé ses réquisitions © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

Troisième et dernier jour de procès à la cour d'assises des Deux-Sèvres dans l'affaire de la mort de Nino, bébé de neuf fois. Son corps avait été retrouvé à Niort en juillet 2014. Après la plaidoirie des parties civiles, l'avocat général a formulé ses réquisitions : 20 ans de réclusion contre Kévin, alors compagnon de la maman de Nino et accusé d'avoir commis les violences. Et deux ans de prison avec sursis contre Morgane, la mère de l'enfant, poursuivie elle pour non-assistance à personne en danger

"En 35 ans de carrière je n'ai jamais vu autant de blessures chez un enfant", affirme l'avocat général

Lors de ses réquisitions, Jean-Paul Garraud, l'avocat général a rappelé la "violence considérable, inouïe, la souffrance atroce pendant plusieurs semaines. Kévin a fait subir à Nino un véritable supplice". Nino a été secoué. Des fractures, des bleus mais aussi d'autres lésions ont été constatés sur son corps. La répétition des actes démontre selon l'avocat général "une dangerosité".

Un peu plus tôt dans la matinée, le jeune homme de 24 ans détaille un nouvel épisode de maltraitance le soir du 11 juillet 2014, la veille de la découverte du corps de l'enfant. Alors que son avocat l'exhorte à "honorer sa parole", lui qui avait dit au premier jour du procès vouloir "tout avouer", Kévin raconte : "Je l'ai secoué, laissé tombé, j'ai paniqué, je suis allé dans la salle de bain, sa tête a claqué sur les murs". Et réitère ses excuses : "Je suis désolé, je regrette"

Je ne suis pas un monstre", lâche l'accusé

Il maintient, en revanche, qu'il n'est pas à l'origine des morsures et de la brûlure de cigarette, traces bien visibles sur le corps de l'enfant. Les violences, "je faisais en sorte que ça ne se voyait pas", justifie-t-il. L'avocat général avance sa conviction : "il ne veut pas reconnaître ces blessures car elles démontrent un aspect de méchanceté, on fait souffrir pour faire souffrir. Ce sont des choses que même les animaux ne font pas à leur progéniture".

Le verdict est attendu dans la soirée.

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