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Faits divers – Justice

Mort de Razia à Besançon : son mari aurait admis par SMS être l'auteur des coups

lundi 5 novembre 2018 à 18:54 Par Blandine Costentin et Anne Fauvarque, France Bleu Besançon et France Bleu

Le mari de Razia, une Afghane tuée en pleine rue le 30 octobre à Besançon, pourrait être extradé en l'espace de deux mois, affirme ce lundi le procureur de la République de Besançon. Etienne Manteaux explique que le suspect a reconnu dans deux messages être l'auteur des coups portés à la victime.

Conférence de presse sur le meurtre d'une mère de famille à Besançon : le directeur de la sécurité publique Benoit Desferet et le procureur Etienne Manteaux.
Conférence de presse sur le meurtre d'une mère de famille à Besançon : le directeur de la sécurité publique Benoit Desferet et le procureur Etienne Manteaux. © Radio France - Anne Fauvarque

Besançon, France

Lors d'une conférence de presse donnée ce lundi, le procureur de la République a estimé que l'enquête sur le meurtre de Razia, une Afghane de 34 ans tuée en pleine rue le 30 octobre à Besançon, devrait avancer rapidement. Etienne Manteaux se dit notamment convaincu que l'extradition de son mari, interpellé vendredi en Grèce, pourrait intervenir dans un délai de deux mois maximum. Le suspect numéro 1 a admis, dans des messages adressés à deux ressortissants afghans, être l'auteur des coups.

Deux ressortissants afghans ont reçu des messages du mari de Razia 

Le procureur de Besançon est revenu sur le déroulement de l'enquête après le crime. Il n'a fallu que 72 heures entre la constatation des faits et l'interpellation du principal suspect. Tout s'est accéléré à l'issue de l'appel à témoins, lancé 24 heures après la mort de Razia. Deux Afghans résidant à Besançon se sont manifestés auprès de la police. Ils ont expliqué avoir reçu du mari, l'un un message vocal, l'autre un sms, dans lequel l'homme admettait être l'auteur des coups portés son épouse. 

Dans la foulée, le suspect a été identifié dans un train reliant Budapest à Belgrade. Quelques heures plus tard, un mandat d'arrêt européen était lancé. Rafid A., 38 ans, a été arrêté alors qu'il se présentait au guichet de l'aéroport d'Athènes, en Grèce. Il a été placé en détention provisoire. Pour le procureur Etienne Manteaux, l'extradition ne devrait pas présenter de difficulté : les faits sont très graves, le suspect a admis sa responsabilité devant témoins et il n'a aucune attache en Grèce.  

Lors de cette conférence de presse, le magistrat s'est une nouvelle fois justifié sur le fait que le suspect ne faisait pas l'objet de poursuites, malgré plusieurs plaintes déposées par son épouse. Pour Etienne Manteaux, la justice n'avait pas, à ce moment là, d'éléments suffisamment déterminants pour déclencher des poursuites.

Vendredi 2 novembre à Besançon, 400 personnes ont participé à un rassemblement d'hommage à la victime.