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Mort de Rémi Fraisse : les gendarmes savaient-ils dès le début qu'une grenade était en cause ?

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Par France Bleu

Selon des documents révélés mercredi par le Monde et Mediapart, les gendarmes qui sont intervenus le 26 octobre dernier sur le site du barrage de Sivens se doutaient dès le début que la mort du manifestant Rémi Fraisse était due au tir de l'une de leurs grenades offensives. La cause officielle du décès n'avait pu être donnée que deux jours plus tard.

Des opposants au barrage de Sivens, lundi à Albi
Des opposants au barrage de Sivens, lundi à Albi © Maxppp

"Il est décédé, le mec... Là, c'est vachement grave... Faut pas qu'ils le sachent " : voilà les quelques mots qui pourraient mettre le feu aux poudres, une nouvelle fois, dans l'affaire Rémi Fraisse. Ces quelques bribes de phrases sont issues du procès-verbal, établi le 29 octobre dernier, qui retranscrit les propos entendus sur les films réalisés par les gendarmes pendant leur intervention sur une manifestation sur le site du futur barrage de Sivens. Un document révélé mercredi par Le Monde et Mediapart

Dans le journal de bord du Groupement tactique de gendarmerie, ce jour-là, à 1h45 du matin, il est notifié : "Un opposant blessé par OF ", c'est-à-dire par grenade offensive. A 1h59 : "Opposant blessé serait décédé, hémorragie externe au niveau du cou " . Dans un premier temps les gendarmes espèrent voir le jeune manifestant, tombé après le tir de grenade, se relever ; mais Rémi Fraisse ne se relève pas, et son corps est récupéré par un peloton de gendarmes.

Les causes du décès révélées deux jours plus tard

Problème : le 26 octobre au matin, la préfecture du Tarn affirme dans un communiqué que "le corps d'un homme a été découvert par les gendarmes ", laissant entendre que le jeune homme n'est pas mort dans l'affrontement. Et il faut attendre deux jours pour que le procureur d'Albi puisse affirmer avec certitude que des traces d'un explosif militaire ont été retrouvées sur les vêtements que portait Rémi Fraisse. 

Pour le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, "Cela a été dit ". Interrogé par le Monde, celui-ci avance que "la justice a été saisie dès le dimanche matin pour que la transparence soit totale (...) qui fait état du décès d'un jeune dans le cadre d'événements qui s'étaient passés dans la nuit ". Invité ce jeudi matin sur i> Télé, il a ajouté que "des précautions ont peut-être été prises pour éviter que tout soit dit à tort et à travers " .

Reste à savoir quelles consignes avaient été données aux gendarmes : le commandant du groupement de gendarmes a affirmé, dans un PV, que le préfet du Tarn avait demandé "une extrême fermeté " . Selon le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, ce sont "des instructions contraires " qui ont été données. 

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