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Faits divers – Justice

Mort de Simon Gautier : la géolocalisation est-elle automatique en cas d'appel d'urgence en France ?

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Par , France Bleu

Le décès du randonneur français en Italie après une chute dans un ravin, alors qu'il avait réussi à joindre les secours, pose la question de la géolocalisation d'urgence. Sommes-nous localisés automatiquement lors d'un appel ? En France, pas vraiment. France Bleu vous explique pourquoi.

(Photo d'illustration) La géolocalisation n'est pas automatique en cas d'appel d'urgence en France.
(Photo d'illustration) La géolocalisation n'est pas automatique en cas d'appel d'urgence en France. © Maxppp - Photo DR/J-M. FAVRE-Wooloomooloo

France

L'émotion après la mort de Simon Gautier, le randonneur français de 27 ans, retrouvé neuf jours après par les secours dans le ravin dans lequel il est tombé, dimanche 18 août 2019, laisse place aux questions. Aurait-il pu être sauvé si les secouristes italiens avaient réussi  et son sac à dos, retrouvés plusieurs mètres plus haut.iolocalisation d'urgence est-elle automatique lors d'un appel aux pompiers ? Pas vraiment, à cause de la décentralisation des secours par département.

La zone de recherche déterminée par les antennes relais 

Chez nous, ce sont les antennes relais qui nous localisent. Plus il y en a, plus la zone de recherche est précise : 500 mètres en ville en moyenne, contre quelques dizaines de kilomètres en montagne. Vingt kilomètres dans le cas de Simon Gautier en Italie,

Pourtant, une technologie beaucoup plus fiable existe déjà et est mise en place dans une dizaine de pays européens, comme la Moldavie : l'AML, l'Advanced Mobile Location, créée au Royaume-Uni. Dès qu'on appelle les secours avec un smartphone, peu importe où l'on se trouve, ce système récolte automatiquement nos données, GPS ou encore Wifi, et les envoie aux secours par SMS. Ça permet de nous localiser à une vingtaine de mètres près, même sans Internet, et ça change tout. L'Union européenne le rend même obligatoire d'ici décembre 2020.

Pourquoi la France et l'Italie n'utilisent pas l'AML ?

Si la France et l'Italie n'utilisent pas cette technologie de pointe, c'est parce que nos secours sont décentralisés, gérés par département, par région en Italie. Il faudrait donc connecter tous ces centres à une seule et même plateforme. 

Le prix ? Plusieurs dizaines de milliers d'euros... pour en économiser des milliards à l'échelle de l'Europe en dix ans, d'après l'association European Emergency Number Association (EENA), qui milite pour améliorer la coordination des services de secours d'urgence en Europe, grâce à des recherches moins longues, moins d'hélicoptères déployés... Et surtout, ça permettrait de sauver 7.500 vies sur le continent en une décennie.

"Geoloc", une initiative similaire à l'AML dans deux départements

Les pompiers du Morbihan et du Var ont de leur côté développé un système qui s'approche de celui de l'AML : "Géoloc 18 112". Quand ils reçoivent l'appel d'urgence, ils envoient un SMS au randonneur en détresse. Il suffit à ce dernier de cliquer sur le lien, dans le SMS, pour être géolocalisé à quelques mètres près. 

En France, ce système a déjà fait ses preuves lors de plusieurs interventions, utilisé par de nombreux pompiers dans le pays :

En Italie, les secours utilisent aussi ce système. Simon Gautier a d'ailleurs reçu un SMS du 118 qui active l'option sur son portable. Sauf qu'après une première chute dans le ravin, le randonneur a glissé une seconde fois, plus bas, après l'appel aux secours, sans son portable et son sac à dos, retrouvés plusieurs mètres plus haut. Il n'a donc pas pu cliquer sur le lien, c'est la limite du dispositif. 

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