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Faits divers – Justice
Dossier : L'affaire Sophie Le Tan

Mort de Sophie Le Tan : cinq dates clés pour comprendre l'affaire

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Le 23 octobre 2019, un peu plus d'un an après sa disparition près de Strasbourg, l'étudiante Sophie Le Tan a été retrouvée morte dans une forêt. Jean-Marc Reiser, 59 ans, est mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration. Retour sur cette affaire en cinq dates clés.

Sophie Le Tan, disparue le 7 septembre 2018, a été retrouvée morte le 23 octobre 2019.
Sophie Le Tan, disparue le 7 septembre 2018, a été retrouvée morte le 23 octobre 2019. © AFP - FREDERICK FLORIN

Strasbourg, France

Disparue le 7 septembre 2018, le jour de ses 20 ans, Sophie Le Tan, étudiante à Strasbourg, a été retrouvée morte un peu plus d'un an après, le 23 octobre 2019, dans une forêt du Bas-Rhin. Cette découverte, pour macabre qu'elle soit, devrait faire avancer l'enquête dans laquelle un homme, Jean-Marc Reiser, est mis en examen. Retour sur les principales dates de l'affaire.

Sophie Le Tan disparaît samedi 7 septembre 2018

Le 7 septembre 2018, c'est la date à laquelle Sophie Le Tan, tout juste 20 ans, a rendez-vous pour visiter un appartement à Schiltigheim, près de Strasbourg. L'étudiante strasbourgeoise a répondu à une annonce en ligne. Alors que sa famille l'attend à Cernay, dans le Haut-Rhin, pour fêter son anniversaire, la jeune fille se volatilise. 

Les amis de Sophie Le Tan se mobilisent sur les réseaux sociaux, tandis que la police lance un appel à témoins, le 11 septembre. La jeune fille, d'origine vietnamienne, est l'aînée d'une fratrie de trois. Elle est très proche de sa famille, "joyeuse" et "sérieuse" décrivent ses amis.

Jean-Marc Reiser mis en examen le 17 septembre

Un peu plus d'une semaine après la disparition de Sophie Le Tan, un homme de 58 ans est interpellé. Il s'agit de Jean-Marc Reiser, un Mosellan de 58 ans. C'est lui qui a posté l'annonce pour louer l'appartement que l'étudiante devait visiter. Il habite juste à côté. Les enquêteurs ont notamment été mis sur sa trace par d'autres jeunes filles qui avait pris rendez-vous pour voir le logement.

La procureure de la République révèle que des traces de sang ont été retrouvées au domicile de Jean-Marc Reiser et que l'ADN de Sophie Le Tan y figure.

Le quinquagénaire n'est pas un inconnu pour la justice : il a été condamné en 2001 à 15 ans de prison pour des viols sur une auto-stoppeuse allemande et sur sa maîtresse. La même année, il a été acquitté dans une toute autre affaire : la disparition à Strasbourg en 1987 de Françoise Hohmann. Il était le dernier à avoir vu vivante cette jeune femme de 23 ans, qui vendait des aspirateurs au porte-à-porte. Après être sorti de prison, Jean-Marc Reiser a repris des études à Strasbourg.

Jean-Marc Reiser nie toute responsabilité dans la disparition de Sophie Le Tan. D'intenses recherches sont menées pour retrouver la jeune fille, tant par les enquêteurs que par des bénévoles qui s'organisent dans l'association Icared. Les battues sont organisées dans la région strasbourgeoise, autour des étangs et dans les forêts, mais aussi dans les Vosges du Nord où le suspect a grandi.

Devant le Palais de justice de Strasbourg, le 5 octobre 2018. - AFP
Devant le Palais de justice de Strasbourg, le 5 octobre 2018. © AFP - FREDERICK FLORIN

Le 5 octobre 2018 : Jean-Marc Reiser change de version 

Le 5 octobre, pour sa première audition chez le juge d'instruction depuis sa mise en examen, Jean-Marc Reiser modifie son discours. Il reconnait avoir rencontré Sophie le Tan, alors qu'il affirmait jusqu'ici ne pas l'avoir croisée. Il dit l'avoir vue blessée à la main et lui avoir proposé de monter chez lui pour la soigner. C'est ce qui expliquerait, selon lui, les traces d'ADN de la jeune fille retrouvés dans son appartement à Schiltighem.  

Jean-Marc Reiser affirme que la jeune fille est ensuite repartie et nie toujours une quelconque responsabilité dans sa disparition.

Révélations macabres le 28 mars 2019

Nouvelle audition de Jean-Marc Reiser, le 28 mars 2019 et des révélations glaçantes, en marge de cet interrogatoire : selon une source proche du dossier, du sang de Sophie Le Tan a été retrouvé sur le manche d'une scie découverte dans la cave du suspect, à Schiltigheim. On savait depuis le mois d'octobre 2018 que des bâches en plastique avaient été retrouvées dans la voiture du mis en examen. 

On apprendra en mai que des traces du sang de la disparue figuraient aussi sur les chaussures de Jean-Marc Reiser. Le suspect maintient sa version des événements.

Les scellés sur la porte de l'appartement de Jean-Marc Reiser. - Radio France
Les scellés sur la porte de l'appartement de Jean-Marc Reiser. © Radio France - Wyloën Munhoz-Boillot

Le 23 octobre 2019 : découverte du corps de Sophie Le Tan

Mercredi 23 octobre, un an et presque deux mois après la disparition de Sophie Le Tan, une famille qui se promène dans la forêt de Rosheim, sur les hauteurs de Grendelbruch (Bas-Rhin) découvre les restes d'un corps humain. Après des analyses ADN, le cadavre démembré est identifié : il s'agit bien de celui de l'étudiante alsacienne. Contrairement à ce que l'on pensait au départ, ce secteur situé à une quarantaine de kilomètres de Strasbourg n'avait pas été fouillé jusqu'ici. 

Schiltigheim et Rosheim : deux lieux clés dans l'affaire Le Tan. - Radio France
Schiltigheim et Rosheim : deux lieux clés dans l'affaire Le Tan. © Radio France - Blandine Costentin avec Datawrapper

Une nouvelle étape s'ouvre dans l'enquête : les analyses sur le corps de la victime vont permettre aux enquêteurs d'en apprendre plus sur les circonstances de sa mort. Lors d'une conférence de presse, lundi 28 octobre, la procureure de la République de Strasbourg a notamment précisé que les ossements étaient enterrés dans une fosse, mais que certains, notamment le crâne, étaient dispersés. Un os, une tête de fémur, présente une "section nette et franche" qui a été réalisée par un instrument.

Yolande Renzi a estimé qu'"à ce stade", "aucun lien" ne pouvait être établi avec le suspect, Jean-Marc Reiser. Cette découverte ne "signifie rien de particulier quant à l'éventuelle implication de Jean-Marc Reiser dans le décès de Sophie Le Tan", indiquait l'un de ses avocats, Me Francis Metzger, après l'annonce des résultats ADN, le 26 octobre.

Pour la famille de Sophie Le Tan, c'est une épreuve supplémentaire. L'association Icared, qui l'a soutenue et organisait les battues citoyennes, parle d'un "mélange de tristesse et de soulagement". Un hommage doit être rendu les 2 ou 3 novembre. 

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