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Faits divers – Justice

Mort de Steve : le commissaire de police a "manqué de discernement" et "sera muté", annonce Christophe Castaner

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Par , France Bleu, France Bleu Loire Océan

Le ministre de l'Intérieur a présenté ce vendredi les conclusions du rapport de l'Inspection générale de l'Administration (IGA) sur la soirée de la Fête de la musique en juin dernier à Nantes. Steve Maia Caniço avait perdu la vie alors qu'il participait à un sound-system sur l'île de Nantes.

Le ministre de l'Intérieur a présenté les conclusion du rapport de l'IGA sur l'intervention policière à Nantes lors de la Fête de la musique, pendant laquelle Steve Maia Caniço est mort
Le ministre de l'Intérieur a présenté les conclusion du rapport de l'IGA sur l'intervention policière à Nantes lors de la Fête de la musique, pendant laquelle Steve Maia Caniço est mort © AFP - Eric FEFERBERG

Nantes, France

Sans pouvoir dire "avec certitude comment est mort Steve Maia Caniço", le ministre de l'Intérieur a présenté lors d'une conférence de presse ce vendredi les conclusions du rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) sur les circonstances dans lesquelles le jeune homme a trouvé la mort le 22 juin dernier. Cette nuit-là, lors d'une opération de police, une dizaine de personnes qui participaient à un sound-system sur l'île de Nantes sont tombées dans la Loire. Dont Steve Maia Canuço. Son corps avait été retrouvé cinq semaines plus tard. 

Pas d'attention suffisante à ce sound-system

Après l'enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) selon laquelle aucun lien n'a pu être établi entre cette disparition et l'intervention policière, le gouvernement avait saisi l'IGA le 30 juillet pour "aller plus loin" et "comprendre les conditions de l'organisation" de la soirée à Nantes. Ce rapport ne dit pas comment est mort le jeune homme, mais formule des critiques et des recommandations. 

Dans son rapport, l'IGA épingle tout le monde. Les organisateurs de cette soirée, les autorités municipales, policières et préfectorales. Les organisateurs d'abord, et "le refus d'un des responsables de couper la musique après l'heure convenue, cause première des violences de la nuit" et de l'intervention de la police, a dit le ministre de l'Intérieur. Mais aussi, "les autorités investies du pouvoir de police, préfecture et mairie de Nantes", qui "n'ont pas accordé une attention suffisante à la présence de sound-system sur le quai Wilson". La présence de barrières sur ces quais, par exemple, envisagée "dès 2008", n'a jamais été mise en oeuvre, pointe l'Inspection. 

La vitesse de réaction l'a emporté sur l'analyse" - l'Inspection générale de l'administration

Une intervention policière "légitime dans son principe", a estimé l'IGA, mais dont les "modalités n'étaient pas adaptées". Les "décisions prises sur le terrain par le commissaire divisionnaire ont manqué de discernement. La vitesse de réaction l'a emporté sur l'analyse", poursuit l'Inspection. 

Par ailleurs, "ni la préfecture, ni la municipalité n'ont été informées dans la nuit des incidents qui se déroulaient", ce qui a empêché à la préfecture de prendre les bonnes mesures cette nuit-là, regrette d'IGA. 

Commissaire muté dans un autre service

Christophe Castaner a indiqué au cours de cette conférence de presse que le commissaire divisionnaire en charge des opérations le 21 juin dernier sera "muté dans l'intérêt du service sur un emploi sans responsabilité de maintien de l'ordre" dans l'attente des conclusions des enquêtes judiciaires". 

L'Inspection générale de l'administration fait également des recommandations, que le ministre de l'Intérieur souhaite voir mises en place partout "avec effet immédiat", ainsi qu'un "changement de doctrine immédiat" pour le maintien de l'ordre dans un contexte difficile. 

Autorisation du préfet

Dorénavant, préconise l'IGA, le préfet devra "expressément autoriser" au préalable "toute intervention de maintien de l'ordre dans un contexte difficile et de surcroît de nuit". 

Sur l'île de Nantes plus particulièrement, il ne pourra pas y avoir de rassemblement à moins de préciser en amont les mesures de sécurité. Dans le même temps, toute manifestation spontanée sera interdite sans organisateur identifié. 

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