Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Vincent Lambert

Vincent Lambert : ouverture d'une enquête "en recherche des causes de la mort"

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Champagne-Ardenne

Après la mort de Vincent Lambert ce jeudi à Reims, le procureur de la République de Reims a ouvert une enquête "en recherche des causes de la mort". Le magistrat a aussi demandé une autopsie du corps du patient tétraplégique. Elle est "indispensable" précise-t-il.

Le procureur de la République demande une autopsie du corps et ouvre une enquête après la mort de Vincent Lambert.
Le procureur de la République demande une autopsie du corps et ouvre une enquête après la mort de Vincent Lambert. © Maxppp - Christian Lantenois

Reims, France

Alors que la mort de Vincent Lambert a été annoncée ce jeudi matin, le procureur de la République de Reims annonce avoir ouvert une enquête "en recherche des causes de la mort". Une autopsie du corps de Vincent Lambert aura lieu à Paris ce vendredi et sera réalisée par deux experts médecins légistes chevronnés et totalement détachés du CHU de Reims. "Elle est indispensable" a indiqué le procureur ce jeudi après-midi lors d'une conférence de presse. 

Indispensable au regard du contexte particulier de cette affaire puisque les parents de Vincent Lambert ont déjà déposé deux plaintes pour tentatives de meurtre à l'été 2015 et le 4 juillet 2019. "Ces derniers jours, les parents de Vincent Lambert avaient également annoncé leur intention de déposer plainte pour meurtre" une fois le décès survenu. "Il est indispensable", a souligné le procureur Bourrette "de la manière la plus objective, impartiale et indépendante de fournir à tous les membres de la famille (...) les éléments médicaux et judiciaires leur permettant de connaître _les causes exactes de la mort_". 

Vincent Lambert, patient tétraplégique de 42 ans, en état végétatif depuis plusieurs années, est mort à l'hôpital de Reims ce jeudi 11 juillet 2019. Pendant plusieurs années, sa famille s'est opposée sur son sort. Les parents de Vincent Lambert défendant le maintien en vie de leur fils, Rachel Lambert, son épouse, favorable à un arrêt des traitements. Les traitements de Vincent Lambert ont été interrompus la semaine dernière.

"Au jour où tout semble apaisé, voilà ce qui arrive." 

"C'est une grave erreur de la part de notre justice", a dénoncé dans la matinée Maître Francis Fossier sur franceinfo. "Je ne l’accepte pas" cette décision "mais je ne peux rien y faire, chacun ses convictions intimes, mais je ne pense pas que cela doive rejaillir dans une procédure comme celle-là". "C'est ajouter à la souffrance des gens. Cela a été extrêmement difficile. Vous imaginez vivre un deuil perpétuel. Et au jour où tout semble apaisé, voilà ce qui arrive". D'après l'avocat, le fait que cette autopsie se déroule à Paris "montre une défiance par rapport aux médecins locaux que je trouve totalement injustifiée." Maître Fossier qui dit être "dans une profonde colère." 

Le procureur s'est rendu au CHU de Reims

Après l'annonce du décès de Vincent Lambert, le procureur a précisé lors de sa conférence de presse qu'il s'était rendu au CHU pour expliquer à Rachel Lambert, aux parents, frères et sœurs présents les motifs qui l' avaient conduit à ouvrir cette enquête et les actes qui seront réalisés. Le procureur reconnait qu'une demande d'autopsie peut paraître " violente et douloureuse" mais il a aussi expliqué qu'il ne voulait pas être contraint " de faire exhumer le corps, élément d'une particulière violence dans un dossier où la logique de l'affrontement judiciaire n'aura épargné personne".