Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : L'affaire du petit Tony à Reims

Mort du petit Tony à Reims : le procès de sa mère et son beau-père s'ouvre devant la cour d'assises

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Le procès du beau-père et de la mère du petit Tony, mort sous les coups en novembre 2016 dans un immeuble du quartier Châtillons à Reims, s'ouvre ce lundi 1er février devant la cour d'assises de la Marne. Un procès qui pose la question de la maltraitance et du silence.

Le petit Tony est mort le 26 novembre 2016.
Le petit Tony est mort le 26 novembre 2016. © Maxppp - Francois Nascimbeni

La cour d'assises de la Marne se penche à partir de ce lundi 1er février sur le calvaire de Tony, cet enfant de 3 ans, mort sous les coups dans le quartier Châtillons à Reims le 26 novembre 2016. Le beau-père du garçon, Loïc Vantal, jugé pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", est accusé d'avoir maltraité l'enfant pendant plusieurs semaines et d'avoir porté les coups de poing violents dans l'abdomen qui ont été fatals au petit garçon. La mère, Caroline Létoile, "jugée pour non dénonciation de mauvais traitements" est accusée de n'avoir rien dit. 

Des violences quotidiennes et des hématomes sur tout le corps

C'est quelques jours seulement après l'installation de Loïc Vantal au domicile de la maman de Tony en septembre 2016 que les premières violences auraient débuté : des gifles, des coups, des insultes quotidiennes. Le 26 novembre 2016, quand les pompiers arrivent au sixième étage de l'immeuble où vit le couple pour tenter de réanimer l'enfant qui a perdu connaissance, ils découvrent très vite les nombreux hématomes sur le corps de Tony

Des traces de coups récentes et d'autres plus anciennes qui seront constatées par les médecins sur le dos, la tête, le ventre, les bras et membres inférieurs du garçon, témoignant de coups portés pendant plusieurs semaines.  

Je ne veux pas d'un procès qui devienne une tribune médiatique -- Maître Chalot, avocat du père de Tony

Des questions se posent toujours pour Me Chalot, l'avocat du père de Tony et de la grand mère de l'enfant : "On aimerait savoir comment la mère a pu laisser faire ça sur son enfant, et on voudrait comprendre ce qui a amené à une telle situation en trois mois". Et Me Chalot craint une cohue médiatique au procès. "J'attends que le procès soit digne pour la mémoire de cet enfant, et je ne veux que ce procès devienne un tribune médiatique , je ne jette pas la pierre aux associations mais je ne veux pas que ça fasse perdre de vue l'essentiel", explique l'avocat du père de l'enfant. 

Cinq associations de protection de l'enfance parties civiles

Et pour cause, pas moins de cinq associations de protection de l'enfance sont parties civiles dans cette affaire. Elles étaient déjà présentes lors du procès d'un voisin du couple devant le tribunal correctionnel de Reims en octobre 2019. Accusé de non-dénonciation de mauvais traitements, le voisin a été relaxé en première instance et par la Cour d'appel de Reims

Laura Morin, directrice de l'Enfant Bleu : "Cette histoire dramatique montre qu'il est important de signaler"

Mais le silence des voisins et des proches sera aussi au coeur des débats. Pour l'association L'Enfant bleu, "les témoignages recueillis dans le cadre de l'enquête indiquent qu'un grand nombre de personnes (membres de la famille, entourage et voisinage, personnel enseignant) aurait dû soupçonner que le petit Tony était en danger".

Les peines encourues par les deux accusés

Le procès des deux accusés avait été renvoyé en février 2020 en pleine grève des avocats. Accusé de "violences habituelles sur un mineur de moins de 15 ans" et de "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", le beau-père du petit Tony Loïc Vantal, 28 ans, risque jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle

La mère du garçon Caroline Letoile, âgée de 24 ans, risque quant à elle jusqu'à cinq ans d'emprisonnement pour "non-assistance à personne en péril" et "non-dénonciation de mauvais traitements". Le verdict est attendu le 5 février. 

-
- © Radio France - Radio France
Choix de la station

À venir dansDanssecondess