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Mort pour avoir jeté un papier par terre à Bordeaux : six ans requis aux assises de la Gironde

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le verdict est attendu mercredi dans l'affaire jugée depuis deux jours devant la cour d'assises de la Gironde. Un quarantenaire avait agressé et provoqué la mort d'un retraité de 79 ans, cardiaque, sur le parking du Simply Market de la Benauge à Bordeaux le 23 février 2014. Six ans ont été requis.

Le Simply market de la Benauge à Bordeaux où se sont déroulés les faits le 23 février 2014
Le Simply market de la Benauge à Bordeaux où se sont déroulés les faits le 23 février 2014 © Maxppp -

Dernier jour du procès de cette mort brutale et absurde. Ce 23 février 2014, un dimanche matin, un sexagénaire vient acheter son journal au Simply Market de la Benauge à Bordeaux, quand il est bousculé à la sortie des caisses puis frappé sur le parking du supermarché par un homme de 40 ans, qui lui reproche d'avoir jeté un ticket de caisse par terre. Le retraité, cardiaque, succombe, littéralement "mort de peur" quelques minutes suivant l'altercation.

"ça n'aurait pas du être son jour, ni de cette manière"

Avant d'aller délibérer, la cour a entendu ce mercredi matin, les plaidoiries de la partie civile et de la défense et le réquisitoire de l'avocat général, qui a affiché sa certitude dès la première phrase de son intervention : "Oui, la victime avait une pathologie cardiaque lourde, mais jamais, il ne serait mort, s'il n'avait pas croisé la route de l'accusé!". Ce retraité de 79 ans, a selon lui été la victime de "l'entêtement et de la psychorigidité" de cet agresseur, incapable de se maîtriser, avec une obsession et un côté redresseur de torts, qui ne supporte pas les incivilités, et notamment que l'on jette un papier par terre.

"Une mort pour rien" pour ce papy qui avait justement la volonté de vivre puisqu'il avait subi une lourde opération du cœur, deux ans plus tôt.

"C'était le père de Florence et d'Isabelle" avait décrit juste avant, l'avocate des parties civiles, maître Mescam, "ça aurait pu être le mien ou le vôtre", a-t-elle lancé aux jurés. "ça n'aurait pas du être son jour, et pas de cette manière là !" : mort, loin des siens, mort de peur comme l'ont expliqué les experts médecins et cardiologues, après de la violence gratuite.

"Un construction bancale depuis l'enfance"

Pour l'avocat général, l'accusé s'est acharné sur sa victime y compris quand il lui a donné un autre coup de pied, quand le retraité agonisait sur le bitume. Il a menti tout au long de la procédure. Il a tenté de se dédouaner, même si désormais, et au cours de cette audience, il a reconnu son implication. Mais il faut aussi prendre en compte "sa construction bancale" depuis l'enfance : son diabète très handicapant, ses troubles psychologiques. D'où cette peine demandée de 6 ans de prison, loin des 15 ans maximum prévu dans le code pénal. Un deuxième choc pour la famille du retraité.

"Cette mort est injuste et inacceptable" a conclu l'avocat de l'accusé, maître Dirou, mais il faut rendre la section la plus juste possible. Et de poser cette question aux jurés : "est-ce que les malades ont leurs places en prison ?".

Le verdict est attendu en fin de journée ce mercredi après-midi.

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