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Info France Bleu 107.1 | Mort suspecte dans un hôpital psychiatrique de l’Essonne

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Par , France Bleu Paris, France Bleu
Soisy-sur-Seine, France

Il y a presque un an jour pour jour, le 27 mai 2015, un homme de 40 ans était retrouvé mort au sein de l’unité fermée de l’hôpital L’Eau Vive à Soisy-Sur-Seine. Aujourd’hui, sa famille n’a toujours pas eu accès au rapport d’autopsie.

Boris, 40 ans, est décédé à l’hôpital l'Eau Vive de Soisy le 27 mai 2015
Boris, 40 ans, est décédé à l’hôpital l'Eau Vive de Soisy le 27 mai 2015 © Maxppp - GUIOCHON STEPHANE

Boris, 40 ans, est admis à l’hôpital de Soisy-sur-Seine le 10 février 2015. Trois mois plus tard, le 13 mai, il est placé en unité fermée pour un sevrage. Très vite, il se plaint auprès de sa famille de douleurs à la poitrine et au bras. Au téléphone, très angoissé, il demande à ses proches d’appeler le Samu. Inquiète, sa mère tente à plusieurs reprises et par tous les moyens d’alerter le personnel médical qui lui assure que son fils est entre de bonnes mains.

"Ils ne l'ont pas écouté", le reportage de Virginie Pironon

"Ils ne m'écoutent pas"

La veille de sa mort, Boris Urjewicz demandait à sa mère d'appeler le Samu
La veille de sa mort, Boris Urjewicz demandait à sa mère d'appeler le Samu - DR

Un an plus tard, Colette Plumet est toujours hantée par dernière conversation téléphonique qu’elle a eue avec son fils : « Ils ne m’écoutent pas, me disait-il. Ses dernières paroles ont été ‘vous le regretterez, mais je ne serai plus là’ explique-t-elle, en larmes. Et quelques heures plus tard, il était mort. »

Pas de rapport d’autopsie

Pour une raison inconnue, alors qu’il a été réalisé le 1er juin 2015, la famille n’a toujours pas reçu le rapport d’autopsie. « Il est mort, mais de quoi ? interroge Colette Plumet. Un an après, on ne le sait pas ? Qu’on nous le dise ! Qu’on comprenne ce qui s’est passé, et qu’on comprenne aussi pourquoi ils ne l’ont pas écouté ! »

Le témoignage de Colette Plumet, la mère de la victime

Zone de non-droit

Pour l’avocat de la famille, maître Jacques Bourdais, dès qu’une affaire touche à la psychiatrie, il est toujours très difficile d’avancer. « Je crois que sans exagérer, on peut dire qu’il y a une sainte alliance malheureusement trop connue entre les médecins légistes et les médecins psychiatres de l’Eau Vive. Je vais peut-être aller un peu loin, mais tant pis, poursuit l’avocat : la justice ne veut surtout pas se mêler des causes de morts suspectes en hôpital psychiatrique car cela reste malgré les progrès récents une zone de non-droit où les droits des malades ne sont absolument pas respectés. »

La famille note par ailleurs des incohérences. Au lendemain de la mort de Boris, une cadre infirmière affirme que le jeune homme est décédé « paisiblement, dans son sommeil. » Or, une fois arrivés à la morgue, les parents se voient refuser l’accès à la dépouille par l’agent mortuaire car le corps était « cyanosé, aubergine, avec les yeux grands ouverts. » Ce qui ne colle pas avec une mort paisible.

Contacté ce mardi 24 mai, le parquet d’Evry n’était pas en mesure de nous répondre.

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