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Morte étranglée chez elle en 2017 : vingt ans de réclusion pour le conjoint

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La cour d'assises de la Loire a rendu son verdict ce vendredi 2 juillet : après la mort de sa compagne durant l'été 2017 à Saint-Étienne, le conjoint a été reconnu coupable et condamné à vingt ans de réclusion.

Le palais de justice de Saint-Étienne.
Le palais de justice de Saint-Étienne. © Radio France - ER

Après deux jours d'audience devant la cour d'assises de la Loire pour juger un féminicide à Saint-Etienne, le verdict est tombé ce vendredi 2 juillet en fin d'après-midi : un homme de 45 ans a été reconnu coupable d'avoir étranglé sa femme à leur domicile de Saint-Etienne. Il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle sans aménagement de peine pour les deux tiers. Le quadragénaire a également l'obligation de suivre des soins sous peine de cinq ans d'incarcération supplémentaires.

Les faits remontent à l'été 2017 : dans un appartement du bas de la Cotonne à Saint-Étienne, peu avant 10 heures le samedi 5 août 2017, un homme de 41 ans appelle les secours. Il explique qu'il vient de trouver sa femme morte, dans son lit à son retour du bureau de tabac. 

Sauf que cette femme de 35 ans présente des traces de strangulation au cou. L'autopsie confirmera qu'elle a été étranglée. Lui nie l'avoir tué mais les policiers ne relèvent aucun autre ADN sur les lieux du crime, pas plus que de trace de lutte. Et pour entrer dans cet appartement au 7e étage d'un immeuble du boulevard Daguerre, deux portes ne s'ouvrent qu'avec un badge, sans compter les trois serrures du logement.

Confidences à une voisine

Selon une voisine qui a témoigné au procès, cette femme était battue par son mari et était quasiment prisonnière, n'ayant pas les clés de l'appartement. L'ainé de ses quatre enfants, un adolescent de 17 ans était d'ailleurs souvent en fugue à cause du climat familial. Depuis sa majorité, personne ne sait ce qu'il est devenu. 

Les trois autres étaient là au moment du crime. Le cadet, 12 ans à l'époque, souffre d'autisme et d'épilepsie. Sa famille d'accueil viendra dire son extrême agressivité durant les semaines qui ont suivi le drame. Dans l'appartement, il y avait aussi son frère, 2 ans, et sa sœur, 1 an. Chacun vit aujourd'hui dans des familles différentes dans la Loire et la Haute-Loire. 

Elle voulait revoir sa famille, il refusait

Cet été-là, la victime avait à nouveau supplié son mari, elle voulait faire un voyage en Algérie pour revoir sa famille. Il refusait, alors que lui s'y rendait régulièrement, la laissant à Saint-Étienne. 

Les parents de la victime étaient parties civiles, ainsi que trois enfants représentés par l'association Enfance et Partage.

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