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Faits divers - Justice

Il reconnait avoir tué son beau-père de 31 coups de couteau : un Mosellan aux assises

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Alain Rosini, élu à la mairie de Marly, est jugé depuis ce mercredi par la cour d'assises de la Moselle pour le meurtre de son beau-père en juin 2017 à Montigny-les-Metz. La victime a reçu 31 coups de couteau.

Le palais de justice de Metz
Le palais de justice de Metz © Radio France - Cécile Soulé

Malgré la mobilisation des avocats contre la réforme des retraites, le procès d'Alain Rosini s'est bien ouvert, ce mercredi, devant la cour d'assises de la Moselle à Metz. Les robes noires ont tenté de faire renvoyer le procès, mais l'accusé et la famille de la victime ont insisté pour que celui-ci se tienne. Le président de la cour a donc désigné d'office les avocats de la défense pour qu'ils assurent leur rôle.

31 coups de couteau, du sang partout

Alain Rosini, 67 ans, est donc jugé pour le meurtre, particulièrement sanglant, de son beau-père, deux ans et demi plus tôt, le 12 juin 2017 à Montigny-les-Metz. La victime, François Pifflinger, 83 ans, avait reçu 31 coups de couteau. Les deux hommes se détestaient depuis des années.

Au premier jour d'audience, Alain Rosini a reconnu les faits : "J'ai fait ce que j'avais à faire", a t-il déclaré. 

C'était jouissif pour lui

Le policier municipal arrivé en premier devant la maison de Montigny-les-Metz fait encore des cauchemars, plus de deux ans après les faits. Il se souvient de ce colosse de plus de 100 kilos, au balcon du premier étage, qui brandissait un couteau. Le visage, le corps maculés de sang... "C'était un boucher brandissant son couteau tel un vainqueur. C'était pour lui jouissif", témoigne le policier. 

Alain Rosini a jeté son arme et s'est rendu. A l'intérieur de la maison, il y avait du sang partout. Le corps de son beau-père a été retrouvé à l'étage. "Je me suis acharné dessus jusqu'à ne plus entendre son coeur", indique l'accusé. L'autopsie, en effet, a révélé 31 coups de couteau.

Haine viscérale entre les deux hommes

Alain Rosini et son beau-père se détestaient depuis plus de trente ans : pour des questions d'argent, de travail de dettes... L'accusé avait d'ailleurs été condamné pour violence en 2015 sur le père de sa femme. Il n'avait pas le droit d'approcher, de près ou de loin, de la maison de Montigny-les-Metz.

Alain Rosini est par ailleurs devenu conseiller municipal de Marly de facto, pendant sa détention provisoire, après plusieurs démissions au sein du conseil municipal de la ville.

Le procès continue ce jeudi, le verdict est attendu vendredi soir.

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