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Moteurs diesel truqués : l'enquête sur Peugeot-Citroën confiée à des juges

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Par , France Bleu

C'est un nouvel épisode du scandale "Dieselgate" : le constructeur français PSA est à son tour visé par une enquête des juges d'instruction, sur des soupçons de "tromperie" dans les contrôles de pollution de ses moteurs diesel. Le 7 avril, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire.

Un employé travaille sur la chaîne de fabrication de la 308 à Sochaux.
Un employé travaille sur la chaîne de fabrication de la 308 à Sochaux. © AFP - Sébastien Bozon

Après Volkswagen, Renault et Fiat-Chrysler, le constructeur français PSA est à son tour visé par une enquête des juges d'instruction sur des soupçons de "tromperie" dans les dispositifs de contrôle aux émissions polluantes de véhicules diesel.

Les faits ont eu pour conséquence de rendre les marchandises dangereuses pour la santé de l'homme ou de l'animal" - le parquet de Paris

Le parquet de Paris a ouvert, le 7 avril, une information judiciaire pour "tromperie sur la qualité substantielle et les contrôles effectués, avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre les marchandises dangereuses pour la santé de l'homme ou de l'animal". Le ministère public avait déjà transmis à des juges les dossiers sur l'Allemand Volkswagen, le Français Renault et l'Italo-Américain Fiat-Chrysler. PSA, propriétaire des marques Peugeot, Citroën et DS, a immédiatement réagi, assurant à l'agence AFP, via un porte-parole, vouloir "éviter tout amalgame et défendre ses intérêts". Le constructeur "respecte les réglementations dans tous les pays où il opère" et "ses véhicules n'ont jamais été équipés de logiciel ou de dispositif" permettant de fausser les tests d'homologation de certains moteurs pour les faire passer pour moins polluants qu'ils n'étaient, a ajouté le porte-parole du groupe.

Une tromperie plus sophistiquée que ses concurrents ?

L'enquête, confiée à trois juges d'instruction du pôle santé publique, fait suite à un rapport de la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF). PSA avait été perquisitionné en avril 2016 par le gendarme de la consommation. "Par rapport à Renault, PSA semble avoir mis en place un système plus sophistiqué et donc plus difficile à détecter, mais la tromperie paraît bien présente", a commenté Frederik-Carel Canoy, avocat de plusieurs propriétaires de véhicules produits par le groupe. "L'information judiciaire concernant PSA est la suite logique des investigations", a réagi de son côté Me François Lafforgue, l'avocat des associations Générations futures, Respire et Ecologie sans frontière, qui vont se constituer parties civiles dans ce dossier, comme dans les autres affaires. "On peut craindre une fraude généralisée", a-t-il ajouté.

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