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Faits divers – Justice

Moulins : le procès du "papa d'amour" violeur devant les assises de l'Allier

mercredi 20 juin 2018 à 19:27 Par Eric Le Bihan, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Jean-Philippe Galerie comparait jusqu'à mardi prochain devant les assises de l'Allier pour les faits de viols et d'agressions sexuelles sur mineures. Sept collégiennes bourbonnaises ont été abusées entre 2007 et 2010 par cet intervenant musical chez lui dans le Maine-et-Loire.

Le procès de Jean-Philippe Galerie est prévu jusqu'à mardi à Moulins
Le procès de Jean-Philippe Galerie est prévu jusqu'à mardi à Moulins © AFP - Thierry Zoccolan

Allier, Moulins, France

Le procès s'ouvre ce jeudi et pour quatre jours d'audience devant la cour d'assises de l'Allier à Moulins. Détenu depuis mars 2016, Jean Philippe Galerie est poursuivi pour avoir violé ou agressé sept jeunes filles, alors qu'il était intervenant musical dans le collège Saint-Benoit de Moulins entre 2007 et 2010. Recruté à titre d'intervenant extérieur au collège, il était chargé d'organiser de grands spectacles de fin d'année. Il "recrutait" et invitait ses victimes pour des « stages » de chant chez lui, dans le Maine-et-Loire, où il vivait avec sa femme et ses enfants.

Manipulateur et exhibitionniste

Ancien pizzaïolo, Jean-Philippe Galerie a aussi été secrétaire des scouts de France en Isère, avant de devenir compositeur-interprète de musique religieuse. Le prévenu, qui se faisait appeler "papa d'amour", usait de son emprise sur ses jeunes "proies" pour les agresser sexuellement. Bijoux, sous-vêtements, parfums, Jean-Philippe Galerie, 46 ans aujourd'hui, n'hésitait pas à les couvrir de cadeaux pour les mettre en confiance. Il échangeait avec elles par e-mail  et leur écrivait des lettres enflammées. Le violeur présumé communiquait aussi par webcam. Il demandait aux collégiennes de se déshabiller devant la caméra et s'exhibait, le sexe en érection. 

Procès à huis clos ?

Après une période de déni, le violeur présumé a fini par reconnaître les faits. Le procès pourrait se tenir à huis clos en raison de l'âge des victimes au moment des faits. Des jeunes filles qui attendent beaucoup de ce procès. Maitre Gilles-Jean Portejoie assure la défense de deux d'entre elles : "Elles attendant de l'avoir en face d'elles, elles attendent des explications. Un procès pénal est toujours un moment de souffrance, mais après, une autre vie peut recommencer. On a une véritable perversité donjuanesque de la part de l'accusé. Tout se fait par séduction, comme si faire l'amour avec une gamine de 13 ans était quelque chose de naturel..." Les faits sont passibles de vingt ans de prison.