Faits divers – Justice

Moussa reste emprisonné au Bangladesh

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 27 janvier 2016 à 13:41

Moussa, détenu au Bangladesh depuis le 22 décembre 2015
Moussa, détenu au Bangladesh depuis le 22 décembre 2015 © Radio France

Toujours pas de libération pour Moussa, humanitaire de l'ONG Baraka City et détenu au Bangladesh depuis le 22 décembre. Une nouvelle audience, ce mercredi, au Bangladesh, a rejeté la demande de libération de son avocat. Ses proches et la ville de Montreuil poursuivent la mobilisation.

Depuis le 22 décembre dernier, Moussa dort en prison, détenu au Bangladesh qui lui reproche "des activités suspectes en lien avec le terrorisme" et "d'avoir utilisé une fausse identité". Une version contestée depuis le début par ses proches et l'ONG pour laquelle il travaille, Baraka city. Selon eux, l'humanitaire se trouvait au Bangladesh pour apporter de l'aide à une minorité musulmane persécutée, la communauté Rohingya. 

Libération une nouvelle fois refusée

Les proches de Moussa espéraient beaucoup de la nouvelle audience, devant un juge bangladais, ce mercredi. Ils se disaient confiants après le fort soutien notamment de l'Ambassade de France au Bangladesh, et la libération, la veille, l'interprète de Moussa. Mais après quelques heures de délibération, le jury a décidé de maintenir l'humanitaire français en détention au nom "de l'ordre public bangladais" explique son avocat, Maître Karim Achoui, au micro France Bleu 107.1 d'Isabelle Piroux.

Maître Karim Achoui au micro FB107.1 d'Isabelle Piroux

Et l'avocat craint aujourd'hui que Moussa ne doive rester en prison jusqu'à la tenue de son procès, en avril ou en mai, au Bangladesh. En attendant, Moussa demeure donc détenu à la prison de Cox's bazar, dans le sud de la ville, à l'isolement et selon son avocat, dans une situation extrêmement précaire.

La ville de Montreuil reste mobilisée

La ville de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, d'où est originaire l'humanitaire, poursuit sa mobilisation. Le week-end dernier, le portrait de Moussa, 28 ans, a été déployé sur le fronton de la mairie, lors d'un rassemblement de son comité de soutien. Une pétition, lancée à Nöel pour réclamer sa libération, a déjà recueilli plus de 435.000 signatures. Plusieurs politiques français se mobilisent aussi pour obtenir la fin de sa détention.

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