Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Mulhouse : deux plaintes déposées contre le Samu

jeudi 31 mai 2018 à 23:21 Par Guillaume Chhum, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

Deux plaintes ont été déposées auprès du parquet de Mulhouse contre le Samu. Les deux plaintes portent sur des diagnostics sous-évalués, lors d'appels passés au 15. Les pathologies étaient plus graves que celles diagnostiquées au téléphone. Un décès est à déplorer.

Christophe Misslin a porté plainte contre le SAMU
Christophe Misslin a porté plainte contre le SAMU © Radio France - Guillaume Chhum

Mulhouse, France

Les deux affaires ont été révélées par nos confrères des DNA et de l'Alsace. Deux plaintes ont été déposées cette semaine, auprès du parquet de Mulhouse, contre le SAMU. Il n'y a pas eu de moqueries, comme dans l'affaire Naomi Musenga, mais un mauvais diagnostic du médecin régulateur au téléphone. Les familles demandent des explications. 

Un décès à déplorer 

Une première plainte pour non assistance à personne en danger concerne un Mulhousien,  Mohand Messara : 18 mois plus tôt, le quinquagénaire a été victime d'un accident de bus,  qui lui a écrasé sa cuisse droite. 

Le 1er octobre 2017, souffrant de fortes douleurs à la cuisse, il appelle le SAMU. Le médecin régulateur lui répond et estime qu'il pourrait souffrir d'une phlébite, mais il l'oriente vers SOS médecin, tout en précisant qu'il faudra attendre six heures

On ne lui dit pas qu'il ne faut pas bouger et on ne lui envoie pas d'ambulance. Constatant que la douleur est trop forte, l'homme décide d'aller finalement à pied aux urgences. Il ne trouve personne pour l'accompagner. Il se rend finalement jusqu'à une maison médicale où on lui diagnostique une phlébite et une embolie pulmonaire grave. Le médecin lui interdit de bouger. Son état finalement s'aggrave, l'homme décédera trois semaines plus tard. La famille a déposé plainte pour que l'on lui donne des explications. 

ECOUTEZ - Explications avec la plainte sur l'affaire Messara avec l'avocat de la famille maître Lionel Binder

Des séquelles graves pour Christophe Musslin

La seconde plainte a été déposée cette semaine, l'affaire remonte à mai 2016. Christophe Musslin, un quadragénaire des environs de Mulhouse, est tenaillé par de fortes douleurs à la poitrine. Au Samu, on  conseille de prendre du paracétamol et de se recoucher. Il rappelle le même médecin régulateur à deux reprises. 

Ne voyant venir aucune ambulance, le  père de famille a préféré prendre le volant jusqu'aux urgences. Il se rend finalement à la clinique du Diaconat, où un cardiologue l'a immédiatement opéré pour un infarctus du myocarde. Une intervention qui lui a permis de survivre, mais il garde des séquelles. Il a du changer de travail et ne peut plus faire des activités avec sa famille, comme il faisait avant. 

Un seul médecin régulateur pour les deux départements

Christophe Musslin obtiendra finalement un entretien avec le médecin régulateur qu'il a eu au bout du fil. Il lui explique que ce jour là, il était seul au SAMU pour gérer les appels des deux départements. Le médecin très affecté, a finalement quitté la régulation. 

Christophe Musslin a déposé plainte contre le SAMU, pour que cela serve de leçon et ne recommence plus. 

ECOUTEZ - Explications sur la plainte de Christophe Musslin

Prise en compte rapide des deux plaintes 

Les deux plaintes ont été prises en compte rapidement. Elles n'ont pas été déposées dans la foulée de l'affaire Naomi, c'est juste un hasard de calendrier, précisent les familles. 

Le traitement a été rapide, la ministre de la santé souhaitait une remontée rapide des cas de dysfonctionnement grave du SAMU