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Municipales à Grenoble : Matthieu Chamussy ne sera pas candidat

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Par , France Bleu Isère

Le tête de liste de la droite et du centre en 2014 et chef de file de l'opposition durant 19 ans, n'a pas trouvé d'accord avec la candidate LREM Emilie Chalas. Il annonce à France Bleu Isère qu'il ne sera pas candidat aux municipales de mars prochain.

A 49 ans, Matthieu Chamussy se retire de la vie politique
A 49 ans, Matthieu Chamussy se retire de la vie politique © Radio France - Antonin Kermen

Il ne sera candidat nulle part. Matthieu Chamussy, qui mena la liste de droite il y a six ans à Grenoble, annonce à France Bleu Isère qu'il n'a pas trouvé d'accord pour rejoindre Emilie Chalas, candidate LREM et qu'il en tire les conséquences en renonçant à se présenter aux prochaines municipales. A 49 ans, il boucle trois mandats d'opposants à Grenoble et dix-neuf ans de vie publique.

Il y a deux mois déjà, il avait fait part de ses doutes sur la possibilité qu'il trouve sa place dans le débat municipal grenoblois : "Je ne me suis pas engagé en politique pour avoir à choisir le moindre mal entre la démagogie des uns et le populisme des autres. Je ne me suis pas engagé en politique pour choisir entre Éric Piolle et Alain Carignon », martelait-il, appelant alors à la construction d'un vaste rassemblement du centre gauche au centre droit. 

En ligne de mire, il y avait bien entendu, la liste conduite par Emilie Chalas. La députée LREM de Grenoble n'excluait d'ailleurs pas d'accueillir dans son équipe celui qui fut la voix de la droite grenobloise pendant près de vingt ans.

"La candidature d'Emilie Chalas s'est rétrécie au fil des semaines"

Mais Matthieu Chamussy fait le constat aujourd'hui que "le duel Piolle-Carignon monopolise toujours la campagne", d'une part, et que"le grand rassemblement espéré autour d'Emilie Chalas s'est rétréci, disloqué, avec l'apparition d'une nouvelle liste, portée par Olivier Noblecourt."

"Le nouveau monde n'est pas si ouverte que ça à la discussion"

Pour autant, Matthieu Chamussy affirme avoir poursuivi les discussions avec la candidate LREM, des discussions "longues", "pas faciles" et même et parfois "pénibles". "Au fond, le "nouveau monde" de madame Chalas n'est pas si ouvert que cela à la discussion, j'ai très vite senti que la sensibilité qui est la mienne, le gaullisme, que le collectif que je porte avec Bernadette Cadoux et Pascal Garcia, n’aurait pas été respecté dans cette équipe." 

Matthieu Chamussy se confie au micro de France Bleu Isère

Des divergences sur les finances publiques et le communautarisme notamment

En outre, celui qui est encore le chef de file de l'opposition de droite à Grenoble pointe des divergences sur le fond avec le programme d'Emilie Chalas notamment sur la question des finances publiques, de l'endettement de la ville ou encore sur la lutte contre le communautarisme.

Quel espace politique pour la droite modérée ?  

Reste la question de l'offre politique pour les électeurs de la droite modérée. "J'ai conscience qu'ils vont se trouver un peu orphelin, ils ne pourront évidemment pas faire le choix, un peu indécente de la candidature Carignon, et lorsqu'ils se pencheront sur les propositions d'Emilie Chalas ils verront que le compte n'y est pas." Matthieu Chamussy précise tout de même qu'il considère le projet Chalas comme "le moins mauvais" et envisage de lui donner sa voix à titre personnel.

"Moins de rigidité intellectuelle et plus de respect des oppositions chez Destot que chez Piolle"

Matthieu Chamussy aura donc été l'opposant numéro un des deux derniers maires de Grenoble. A l'heure du bilan, il nous livre son regard sur les personnalités de ceux qui ont occupé un fauteuil qu'il a longtemps convoité. "Ce sont deux personnages très différents. Il y avait beaucoup moins de rigidité intellectuelle avec Michel Destot et même quelques convergences sur le développement économique, mais Eric Piolle, sur le plan humain, est un homme respectable. En revanche d'un point de vue politique, la municipalité Destot était beaucoup plus respectueuse de ses oppositions."

Au moment de tirer un trait sur sa vie politique à Grenoble, Marthieu Chamussy affirme ne pas avoir de regret. "Je vais trouver d'autres moyens de m’intéresser à la chose publique et à la vie de Grenoble, même sans mandat, car ma passion est intacte

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