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Dossier : Le mystère des chevaux mutilés

Mutilations de chevaux : les propriétaires s'organisent en Charente et Charente-Maritime

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Par , France Bleu La Rochelle

L'inquiétude gagne les propriétaires de chevaux de Charente et Charente-Maritime : les mutilations, parfois mortelles, s'intensifient ces dernières semaines en France. Ils s'organisent pour sécuriser leurs élevages, en collaboration avec la gendarmerie.

Les propriétaires de chevaux sont inquiets, dans nos deux Charentes
Les propriétaires de chevaux sont inquiets, dans nos deux Charentes © Radio France - Gérard Houin

Un cheval a été blessé à Cellefrouin le week-end dernier, et un veau tué à Bardenac en Charente. Rien de tel, en Charente-Maritime. Plusieurs rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux cet été, mais c'étaient de fausses informations qui révèlent l'inquiétude des propriétaires. "On a quelques appels de gens qui sont un peu angoissés et qui dorment avec leurs chevaux, qui dorment dans leurs voitures" témoigne Katya Morgat, la présidente de l'association des protection des ânes et chevaux sur l'Ile d'Oléron. Dans un contexte où les mutilations de chevaux, parfois mortelles, semblent se multiplier, les propriétaires sont aux aguets.

"Je pense que l'installation de caméras n'est pas inutile" ajoute Michel Vallays, le président du comité départemental du tourisme équestre en Charente-Maritime. Un certain nombre de centre équestre, dans le département ont déjà commencé à s'en équiper. Michel Vallays, en a fait poser dans son club équestre "pour pouvoir voir qui circule autour du centre, et signaler les véhicules suspects auprès des gendarmes". Les propriétaires sont solidaires pour faire de la surveillance, ajoute Katya Morgat "les chasseurs aussi ! Ils sont souvent dehors, ils ont proposé de faire des rondes, c'est exceptionnel !". 

153 enquêtes sont ouvertes en France, après des mutilations d'animaux, parfois mortelles, dans plus de la moitié des départements. Mais toutes ne peuvent pas forcément être reliées entre elles, enquêtes et analyses sont en cours. 

Les gendarmes recensent les propriétaires de chevaux et les centres équestres  

Depuis plusieurs semaines, les éleveurs tentent de se protéger. "Il y a des petits gestes qui peuvent être utile" explique Katya Morganat. "Surveillez qu'il n'y ait pas de repères sur vos clôtures, des petits bouts de ficelle, qui pourraient laisser penser que vos prés ont été visités" conseille-t-elle. Depuis plusieurs semaines, les gendarmes recensent les propriétaires de chevaux. Ils les ont rencontré, lundi soir à Barbezieux en Charente.  En Charente-Maritime, "la gendarmerie est venue visiter nos installation" confirmait ce mardi matin sur France Bleu La Rochelle Michel Vallays, le président du comité départemental du tourisme équestre. "Nous leur avons remis les adresses de tous les centres équestres du département" précise-t-il. "Les gendarmes pourront ainsi intervenir plus rapidement s'il y a une alerte".  Il incite justement les propriétaire à prévenir la brigade de gendarmerie, et la mairie de leur commune dès qu'ils ont des soupçons.  

Le risque de l'autodéfense 

Autre conseil, dispensé par le président du comité départemental du tourisme équestre : ne pas diffuser d'informations non avérées sur les réseaux sociaux. Il vaut mieux vérifier auprès des gendarmes, pour éviter la propagation de rumeurs, et les réflexes d'auto-protection des propriétaires. "Il ne faut surtout pas céder à la psychose" confirme Joël, propriétaire de chevaux à Marennes, "et il ne faut pas se faire justice soi-même". Il suggère aux propriétaires de chevaux d'avoir toujours un téléphone portable sur eux, pour pouvoir filmer "si on surprend des gens sur le fait", afin de fournir des preuves aux gendarmes. 

Il y a aussi le numéro vert mis en place par le gouvernement : "ça permet d'avoir un interlocuteur, de faire le point, de calmer quelques angoisses" reconnait Katya Morgat, la présidente de l'association des protection des ânes et chevaux sur l'Ile d'Oléron. Le plus difficile actuellement pour les propriétaires de chevaux, dit-elle c'est "qu'on ne comprend pas à quel moment ça va nous arriver, est-ce que ça va nous arriver, et surtout pourquoi". 

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