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Dossier : Le mystère des chevaux mutilés

INFO FRANCE BLEU - Premiers cas de mutilations sur des vaches près de Rennes

Deux vaches ont été retrouvées mutilées samedi 5 septembre au GAEC de Montbouard, à Sens-de-Bretagne, commune située à une trentaine de kilomètres au nord de Rennes. L'une d'elles, gravement blessée, pourrait ne pas s'en sortir. Les gendarmes privilégient la piste criminelle.

L'une des génisses a été lacérée au niveau du fanon, à la base du cou.
L'une des génisses a été lacérée au niveau du fanon, à la base du cou. © Radio France - Valentin Belleville

"On était pas parano, mais on se disait que ça pouvait arriver sur les bovins aussi, et bien sûr, c'est arrivé". Eric Poussin est éleveur à Sens-de-Bretagne, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Rennes. Avec son collaborateur Vincent Caillard, il est à la tête de quelque 640 animaux, dont 170 vaches, des Blondes d'Aquitaine. Samedi 5 septembre dernier, les deux associés du GAEC de Montbouard ont découvert deux de leurs génisses tailladées dans leur champ.

Des blessures à la patte et au cou

Samedi 5 septembre, dans la matinée les deux génisses ont été retrouvées avec des lacérations au niveau de la patte antérieure gauche pour l'une, "une coupure de 40 à 50 centimètres, précise Eric Poussin, et l'autre a été tranchée au niveau du fanon", partie située à la base du cou de l'animal. Pour l'éleveur, Eric Poussin, il n'y a pas de doute, il s'agit d'un acte criminel.

"Vu comment c'est tailladé, c'est la main de l'homme" - Eric Poussin, éleveur des vaches blessées

Eric Poussin, l'éleveur, craignait une attaque ces derniers jours.
Eric Poussin, l'éleveur, craignait une attaque ces derniers jours. © Radio France - Valentin Belleville

Pour l'éleveur, Eric Poussin, il n'y a pas de doute, il s'agit d'un acte criminel. Un scénario également privilégié par la compagnie de gendarmerie de Vitré, en charge de l'enquête :"On a plusieurs pistes de travail, mais l'intervention d'un tiers ne fait pas de doute" précise le commandant Maldant. "Reste à rassembler les preuves, découvrir les raisons et le nombre d'auteurs de cet acte", ajoute le gendarme.

Difficile de s'approcher

Les deux victimes sont de jeunes vaches, elles ont deux ans et demi. A cet âge là, elles sont un peu plus nerveuses que les plus grandes, il est très difficile de s'en approcher lorsqu'on ne les connait pas. "Pour les approcher la nuit, je ne sais pas comment ils ont fait. On attend les résultats pour savoir si elles ont été endormies à l'aide de sédatifs", explique Eric Poussin.

Comment le ou les auteurs se sont approchés des animaux et leurs ont lacéré le cou et le bas de la patte avant ? Une question qui reste également sans réponse pour le vétérinaire des deux génisses Mathieu Audren :"Celui qui a fait ça est un imbécile, courageux, et costaud parce qu'il faut les tenir ! Courageux ? Il faut l'être pour s'approcher si près de telles bêtes de 500 à 600 kilos".

L'une des deux génisses a été gravement blessée à la patte antérieure gauche, ses jours sont comptés d'après son vétérinaire.
L'une des deux génisses a été gravement blessée à la patte antérieure gauche, ses jours sont comptés d'après son vétérinaire. © Radio France - Valentin Belleville

Depuis la découverte des blessures, les deux vaches ont été placées à l'abri dans une structure fermée de l'exploitation du GAEC de Montbouard. L'une d'elles, blessée à la patte, est très gravement touchée. "C'est une blessure pas belle du tout, avec l'infection qui arrive je vais devoir engager son pronostic vital dans les prochains jours", regrette Mathieu Audren. Le vétérinaire craint de devoir piquer l'animal dans peu de temps, pour lui éviter trop de souffrance.

Et maintenant ?

Eric Poussin et Vincent Caillard ont immédiatement porté plainte après la découverte de leurs animaux blessés ce jour-là. Le lendemain, dans une commune limitrophe, deux vaches ont été retrouvées mortes, empoisonnées. La gendarmerie de Vitré prend également cette affaire très au sérieux, et ne s'interdit pas de la relier à celle des mutilations des deux génisses. Des analyses sont en cours afin de déterminer les causes de l'empoisonnement.

Concernant les deux animaux du GAEC de Montbouard, c'est la colère qui a d'abord envahi les deux éleveurs ce jour-là, désormais c'est l'inquiétude qui règne : "Et si ça recommence ?" s'angoisse Eric Poussin.

Dans la nuit qui a suivi ces mutilations, lui et son associé ont fait des rondes autour de l'exploitation "par acquis de bonne conscience", poursuit l'éleveur, en précisant que s'il prend des personnes en flagrant délit dans son champ, il n'interviendra pas et contactera la gendarmerie :"Quand on est à bout de nerf, on peut faire des bêtises, il ne faut pas en arriver-là".

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